02 décembre 2020

S5E6 (Peur vs raison!)

 Un Énarque fait 5 années de droit, et tout le reste de travers.

Cette citation de Coluche est à bon escient. Ajoutez-y un peu de corruption, c’est un gros mot, disons de copinage et vous avez tout le bazar que nous vivons.

Je me répète un peu lorsque je dis que ces gens ne sont pas faits pour gouverner, nous pouvons nous en rendre compte depuis 30 ans.

Copinage, corruption, nous sommes naïfs sur les lobbies du médicament, qui prennent des décisions, non seulement contre la santé des citoyens, mais pour des groupes puissants. On interdit l'hydroxychloroquine pour un médicament Remdesivir dont on ne connait pas les effets, d’ailleurs le corps médical était sceptique sur ce remède. Remdesivir est si peu convainquant que l’OMS a donné un avis défavorable. Pourquoi l’Europe a signé un contrat de 1 milliard de d’euros pour avoir accès à ce traitement.

Gilead Sciences fabricant du Remdesivir a fait un bond à la bourse. Mais voila l’argent n’est pas le meilleur vecteur pour contrer une épidémie voir l’article sur ce lien : https://www.france-assos-sante.org/bon_mauvais_point/gilead-remdesivir-profit-pandemie.

Le Remdesivir contrairement à l'hydroxychloroquine pose un problème rénal ; chacun sait que tout médicament s’élimine par les reins.

Pourquoi un gouvernement prend-il la décision d’acheter ce genre de médicament au lieu d’un autre sans se pencher sur le bienfait de ce remède. Si ce n’est pas de la corruption, je n’ai pas envie d’appeler cela de la négligence. Quand on gère des vies humaines il n’est pas pensable de faire preuve de négligence.

Un avocat déclarait sur une chaine alternative (pour les ignorants, alternatif ne veut pas dire complotiste) donc il disait que le fait de nous montrer des malades dans les hôpitaux intubés, branchés torse nus nous amenenait à la peur. Le fait que le ministre de la santé raconte ce genre d’images devant les députés est mal sain. Nous montre-t-on souvent des images de cancéreux, des poumons noirs de tabac ?

Donc on nous instille de la peur, et la peur est mauvaise conseillère, on dit "doué de raison", mais on ne peut pas être doué de peur, cette dernière est de l’instinct, instinct de survie à un instant donné, mais en aucun cas conseillère.

Alors moi, je me pose des questions :
A qui profitent ces peurs? Gouverner par la peur est l’arme du totalitarisme.
A qui profite le fait d’acheter pour  milliard d’euros un médicament qui ne servira pas ?
A qui profite le fait de déclarer le Dr Raoult persona non grata alors que c’est un microbiologiste réputé dans le monde entier ?
A qui profitent les vaccins que l’on va injecter au monde entier ?
Pourquoi nous dit-on ce que nous devons faire, sortir, aller là pas ici ?

Voilà bien des questions, j’ai bien quelques éléments de réponse mais je sais ce que beaucoup, peut être menés par la peur, me répondront.

Je pense qu’il est utile de se poser les questions, que chacun devrait le faire ne serait-ce que pour se dire "c’est moi qui prend la décision de croire ou ne pas croire."

Tout le monde est doué de raison, il suffit de savoir faire appel à elle.

01 décembre 2020

S5E5 (Transition écologique? Pas pour tous!)

Le changement climatique est acté, à part quelques illuminés (d’ailleurs faudrait qu’ils éteignent leurs lumières)  restés sur leurs positions, ils ne veulent pas convenir que l’on peut se tromper. Donc à part ces exceptions, il y a consensus.

L'ère du carbone, charbon, pétrole et autres énergies fossiles touche à sa fin. Nous allons nous diriger vers l’énergie verte.

L’énergie verte, comme son nom l’indique est une énergie propre. On peut citer les éoliennes, le tout électrique comme les voitures par exemple.

Le gros problème dans cette énergie c’est qu’elle n’est pas verte pour tout le monde ; l’avantage est pour nous, pays occidentaux, pour les autres nous verrons plus tard et pour eux cela va même être pire.

Les fabricants d’automobiles misent tout sur l’électrique, moins polluant mais voilà la voiture électrique n’a plus besoin de pétrole pour rouler mais elle a besoin de métaux rares. Nous allons en entendre beaucoup parler dans ces prochaines années. Ces métaux rares pour la voiture sont entres autres : Magnésium, cobalt, tungstène, europium, tantale, germanium.

Les éoliennes offshore ont besoin d’une tonne de métaux rares chacune pour fonctionner elles ont besoin aussi de 20 tonnes d’aluminium et 100 tonnes d’acier.

On trouve-t-on ces métaux rares? Pas chez nous. Dans des pays comme la Bolivie, le Congo, l’Indonésie, le Chili et surtout la Chine. Cette dernière a senti le vent tourner elle fait des extractions de terres rares (celles qui contiennent les métaux) dans tout le pays. Alors les mines fleurissent à défaut des plantes ; on extrait ces terres à la main, sans protection . Ces mines, on le sait depuis longtemps, ont besoin d’eau pour nettoyer les métaux lourds, les nappes phréatiques sont atteintes, on déplace les habitants voisins de ces chantiers, car l’eau et la boue bouchent les robinets. Que dire de ces lacs noirs, bourbeux et graisseux qui stagnent autour des villages. 

Chez nous l’air se purifie avec nos éoliennes là-bas le ciel s’assombrit et le soleil, pourtant source d’énergie, est devenu une denrée rare.

La voiture électrique a besoin de 80 kg de cuivre en moyenne . Alors le chili creuse de plus en plus profondément pour extraire ce cuivre. La mine de Chuquicamata fournit  460 000 tonnes de cuivre par an. Des cratères gigantesques se forment mais la mine a, elle aussi, besoin d’eau (2000 litres par secondes) pour nettoyer les métaux lourds.  Les habitants avalent au rythme des passages de camions les particules de métaux, dix pour cent de ces gens ont un cancer du poumon. Nous ne savons pas ce que l'eau polluée leur fera.

Que dire du lithium indispensable pour les batteries. La Bolivie mise sur cet or « vert »  pour booster son économie au dépend de la santé de ses citoyens; mais le jeu en vaut la chandelle, pas la flamme de la vie.

La France, l’Allemagne créent l’Airbus des batteries électriques pour en fabriquer, d’où vont venir le Lithium et autre métaux ; ce n’est pas notre problème.

« Alors on ne fait rien ? On va se coucher » vous me direz. Si, on peut faire quelque chose:

Premièrement: je pense qu’il faut être honnête avec tout le monde, ça ne coûte rien mais c’est plus correct. On ne parle pas d’énergie propre, on est conscient que lorsque l’on utilise la voiture c’est peut être propre mais nous devons penser à sa fabrication.

Deuxièmement:  on ne mise pas tout sur ces énergies et on fait travailler les cerveaux pour développer des énergies futures. Si nous avons pris tant de retard c’est à cause des prix du pétrole défiant toutes concurrences, alors nous nous sommes endormis sans travailler sur l’avenir. Avec l’économie capitaliste on pompe tout avant de se dire en regardant la goutte tomber du pipeline « merde il n’y a plus rien !».

Troisièmement, on réfléchit au niveau mondial et non dans nos prés carrés. L’air est peut être meilleur chez nous mais les vents et les tempêtes apporteront les gros nuages noirs des pays producteurs de ces énergies. Ce ne sera que justice.

Beaucoup prônent le mondialisme, mais il y en a qui sont plus mondiaux que d’autres.

 Les données m'ont été en parties livrées par un documentaire de ARTE, cette chaine est le top du documentaire, c'est gratuit et sur YouTube de plus:

L'illusion de l'énergie verte | La face cachée des énergies vertes 


30 novembre 2020

S5E4 (Tu consommeras mon fils!)

 Je suis né d’une génération, où l’on produisait pour satisfaire le besoin de l’humain.

La guerre était passée par là, il fallait reconstruire et nourrir la population. Quand on faisait ses courses on allait à l’essentiel. On se déplaçait dans différentes boutiques, boucher, boulanger, épicier etc. Le client n’achetait que ce dont il avait besoin.

Début année soixante dix, les prémices d’un changement s’annonçaient. Les hypers marché s’implantaient petit à petit. Les habitudes des clients mutaient, pour eux un gain de temps, au lieu de faire plusieurs magasins, un seul leur permettait de s’approvisionner.

Petit à petit le terme  de consommateur apparait, le producteur y voit là une manne. Au lieu de ne vendre que ce que le client veut, pourquoi ne pas l’inciter, l’obliger à acheter ce dont il n’a pas vraiment besoin.

La surproduction faisait son chemin.

C’est surtout dans les années quatre-vingts que tout s’accélère. La technologie aidant, on va inventer des produits qui ne sont pas de première nécessité, les appareils électroménagers, les consoles de jeux, le minitel qu’il faut payer pour consulter, les voyages en avion, les voitures de plus en plus accessibles ; liste non exhaustive.

La publicité s’insinue partout, poussant les gens à acheter. A ce sujet il suffit de voir les spots de publicité à différentes époques pour avoir une idée sociologique de cette période. La publicité est le reflet du monde dans lequel nous vivons. A la regarder maintenant, je me dis que le progrès ! Ce n’est pas gagné.

L’ordinateur, surtout le téléphone portable poussent les gens, même les plus pauvres, à acquérir des objets qui ne sont pas essentiels mais qui les mettent à un niveau égal à d’autres. Les crédits à la consommation fleurissent de plus en plus. Nous nous habituons à ce genre de mots « crédit à la consommation »  c’est une spirale infernale, on nous pousse à consommer et si vous ne pouvez pas vous acheter le dernier IPhone allez demander à votre banque. Pour la voiture c’est la même chose, « si tu vas chercher le pain, prend une voiture en même temps » nous vante la pub en ajoutant qu’il n’y a rien à payer.

Le paroxysme dans tout cela c’est la crise des surprimes, les banques ont prêtés jusqu’à mettre en ruine leurs clients donc à se mettre sur la paille elles-mêmes. Bravo à ces économistes qui n’ont rien vu venir. Pourtant ce sont eux qui fleurissent sur les plateaux de télé nous expliquant la vie. Comme quoi la honte ne tue pas !

Maintenant beaucoup de ménages n’arrivent pas à joindre les deux bouts, à finir le mois ; en revanche ce ménage paie des loyers énormes par mois, les factures internet, les abonnements de téléphone, le remboursement de crédit en plus de dépenses essentielles. Il faut savoir aussi que les banques vont visiter ces clients pour leur expliquer comment mieux dépenser l’argent qu’ils n’ont pas.

La surconsommation est orchestrée par des sociétés aux dents toujours plus longues avec l’adage de faire de plus en plus d’argent. Tout s’enchaine surproduire veut dire jeter plus, polluer plus, saccager plus et pomper plus de ressources.

La surproduction fait son chemin, Pourtant des populations crève toujours de faim.

Nous sommes maîtres de notre destin, du destin du monde aussi !

29 novembre 2020

S5E2 (Monde différent!)

 Soudain une ombre surgit du buisson, je fais un pas de côté et manque de trébucher. « Putain, il m’a fait peur ce con ! ». J’ai failli crier, je me retourne pour voir si l’ombre me suit, non ! Elle s’est évaporée dans la nuit. Je reprends ma course, je n’ai qu'un  mètre ou deux  de visibilité, il faut que je me concentre.

Certains matins je me lève vers 5 heures et pars courir, avec tout le stress généré par mon travail, j’ai besoin de me défouler, vider ma tête. Je n’ai que le boulevard à traverser et 200 pas pour m’enfoncer dans le bois. A partir du printemps, c’est agréable car le jour pointe quand je pars. Mais l’hiver je quitte la rue, les réverbères disparaissent et la nuit m’enveloppe. Je fais le tour du lac et connais le chemin assez bien.

Les premières fois en revanche, je ne soupçonnais pas une population si active dans cette nuit. Au détour d’un virage il m’arrive de croiser des ombres furtives. Ce n’est qu’au jour naissant que j’ai compris. Ces fantômes sont des acteurs d’une prostitution, des homos en fait, composée pour la plus part de jeunes adultes. Habitant à côté je ne pensais pas qu’un  autre monde existait. Donc je courais au milieu de ces gens, les gênant certainement dans leurs occupations.

Un matin faisant des étirements, une personne m’accoste et me dit : - Bonjour, j’ai fini ma journée mais avant de rentrer, si tu veux je te fais une gâterie. Je me retourne, interloqué – Non sans façon merci, bonne journée !.

Sortant du bois une prostituée monte la garde, elle est la seule dans le coin, je la salue, elle m’a inspiré un blog « Lola »
http://reflexions.didierdufresne.com/2019/12/lola.html

Je parcours le chemin jusque chez moi en marchant. C’est le meilleur moment de la journée, fatigué physiquement, je sais qu’une douche et un bon petit déjeuner m’attendent avant de reprendre le rythme infernal. Sur le trottoir d’en face j’aperçois le retraité qui promène son chien. Je l’ai surpris un jour occupé à genou devant un homme ; j’ai compris, cet homme m’a bien eu avec sa démarche débonnaire et son chien en laisse.

Ce matin je suis sorti au clair de lune faire un petit tour dans le bois à côté de chez moi. J’ai pensé justement aux courses que je faisais et surtout à ces gens. Que deviennent-ils avec cette épidémie, dans leur univers sombre ?

Parfois on ne soupçonne pas des mondes différents juste à côté de nos vie.

28 novembre 2020

S5E1 (C'est pourtant simple!)

 Aujourd’hui, semi confinement ! Vous avez compris ? Il y en a deux qui suivent. Franchement vous n’y mettez pas du vôtre, c’est pourtant simple.

Pour vous d’abord vous pouvez aller à pied jusqu’à 20 kilomètres. Pour qu’il n’y ait pas méprise, vous n’êtes pas forcé de faire les 20 km, attention quand même si vous voulez vraiment faire les 20 km il vous faudra revenir cela fera 40 km. J’en ai déjà vu un passer 10 dix fois devant chez moi ce matin, il m’a déclaré vouloir faire les 20 km et me dit que cela fait 20 tours de 1 km. J’ai mal à la tête !

Pour ceux qui sont en mobylette, on ne sait pas encore, une loi est à l’étude afin de savoir la couleur de la mobylette.

Pour le chien maintenant, si vous voulez le promener faudra compter la longueur de la laisse pour ne pas, arrivé à la limite des 20 km, qu’il dépasse. Le gouvernement va mettre des policiers à la limite de ces 20 km pour sanctionner s’il y a lieu.

En ce qui concerne les policiers, aucune bavure ne sera tolérée. Sauf si c’est dans le cadre d’un défoulement ou pour un resserrement de liens avec la population.

Pour les petits commerces ils peuvent ré-ouvrir. Les commerces qui ont moins de 8 mètres carré ; vous sortez sur le trottoir pendant que le client entre et choisit son produit, puis il sort et vous rentrez pour faire la note. Le plus simple est que vous installiez une caisse sur le trottoir. Pour ceux qui n’ont pas de trottoir, alors là il faut que chacun y mette du sien sinon on arrête tout.

Pour ceux qui ne savent pas calculer les mètres carré ce n’est pas compliqué vous prenez le cubage de votre magasin vous déduisez les endroits pris par les présentoirs vous divisez la somme par le reste et vous allez vous coucher.

Pour les sports d’hiver, vous pourrez faire de la luge, mais pas de ski. Vous pourrez faire des boules de neige mais faudra les nettoyer au gel hydro avant de les lancer. En ce qui concerne le bonhomme de neige faire attention aux distanciations, une loi est à l’étude pour savoir si le bonhomme doit porter un masque.

De toute façon il n’y a pas de neige! Le gouvernement légifère pour savoir s’il doit faire tomber de la neige.

Pour les restaurants et bars, ben ! Euh ! Circulez il n’y a rien à voir.

En ce qui concerne les papis et mamies, il ne faut pas prendre en compte ce qui a été dit comme quoi il faut qu’ils mangent à la cuisine pendant que les autres se goinfrent à la salle à manger. Il est donc proposé  que chacun fasse ce qu’il veut à condition qu’il ne mange pas toute la bûche comme il le fait tous les ans. Il y en a qui aimeraient bien y goûter.

Le couvre feu court toujours,  pour ceux qui sont à 20 km de chez  et qui n’ont pas le temps de revenir avant ce couvre feu, un service de navette sera mis en place.

Ceci dit, un centre de formation pour apprendre les règles de ce confinement sera ouvert dans toutes les communes, prenez rendez-vous car un nombre limité de trois personnes sera instauré.

Voilà, comme vous le voyez le gouvernement s’occupe de tout. Vous pouvez dormir tranquille, enfin en respectant … ron !ron!ron !

Suis fatigué moi!

 

27 novembre 2020

S4E7 (Politique ou pas?)

Je suis surpris! Je ne comprends pas en deux jours nous assistons à deux faits divers terribles, deux bavures alors qu’à l’assemblée on vote une loi de sécurité globale.

De deux choses l’une soit il y a un problème politique derrière tout ça, le commandement policier veut casser Darmanin. Soit ce dernier n’a vraiment pas de chance.

Les deux événements sont toutefois très différents, Place de la république ce sont des ordres qui sont exécutés, les policiers obéissant à la hiérarchie. J’irai voir du côté du préfet Lallemand, là il s’aborde quand même Darmanin.

L’autre est plus dramatique, plus vicieux. C’est un commando de têtes brulées qui est là pour casser du black. Je ne m’explique pas les raisons de cet acte barbare. Quel haine motive ce genre d’individu, c’est un remake de « Dupond Lajoie » à part que ce sont des représentants de la loi, donc nos représentants. Comment ces gens sont-ils recrutés et formés ? Comment peut-on laisser notre sécurité entre les mains de ces sauvages.

Pourquoi ces faits divers arrivent-t-il maintenant ? J’ai peur d’être manipulé. Ces événements ne servent pas le gouvernement,  Darmanin voit les images grâce aux témoins qui devraient être empêché de filmer. J’espère qu’une enquête solide sera effectuée pour savoir ce que faisaient là ces barbouzes. Mais je suis sceptique.

Pour en revenir à la loi de « sécurité globale » rien que le titre me fait froid dans le dos. Globale donne un parfum de dictature, vous ne sentez pas ? Quand on parle de Globalité dans une sécurité cela sous-entend que l’on pourra prendre des mesures répressives sous un prétexte qu’il y a une loi supérieure, globalisante.

Le capitalisme devient un capitalisme autoritaire non compatible avec une démocratie. Cela devient acté nous sommes dans un processus où les états sont à la botte des multinationales.

(Attention ! leitmotiv personnel de l’auteur, danger ! Personnes sensibles veuillez sortir sous peine de contamination plus virulente que la covid. Pour ma part, j’irai confesser ma subversion après ce blog*)

On veut de l’ordre dans le pays pour que les gens aillent travailler sereinement. De l’ordre pour que ces gens ne manifestent pas leur mécontentement. Nous sommes déjà bâillonnés avec les masques. C’est un bon début.

A ce propos je croise des gens avec des masques dans leur voiture. Comment peut-on en arriver là, la peur ? La résignation ? Restent-ils avec leur masque chez eux? Nous sommes intelligents, nous devons avoir un esprit de discernement et ne pas se laisser manipuler.

Les personnes qui nous gouvernent ont moins d’expérience de la vie que la plus part des citoyens.Ils nous donnent pourtant des leçons.

* Pour y revenir dommage que la subversion ne soit pas plus contaminante.

26 novembre 2020

S4E6 (Mort, la star!)

 L’actualité est bien fournie, ce matin, la Covid ne fait pas la une. Il est vrai qu’elle est remplacée par des annonces de décès, ce qui n’est pas l’alternative la plus heureuse. Les médias surfent toujours sur la vague.

Maradona, le Dieu. Je n’étais pas un fan de ce joueur, aimant plutôt Cruyff et Pelé, je dois toutefois admettre qu’il maitrisait son art au plus haut niveau. Il est arrivé à la période de la starisation et malheureusement s’est noyé dans ce flot d’admirateurs. Il n’a pas su à l’inverse de Pelé garder la tête froide et prendre ses distances. Il doit être compliqué de rester le même quand on est adulé par des peuples, des foules hystériques. Il en est de même, toutes proportions gardées, pour Christophe Dominici qui était dépressif depuis qu’il avait quitté les tentacules de la médiatisation. J’aimais ce joueur pour le professionnalisme qu’il dégageait.

Jacques Secrétin, le moins connu certainement est le type même des sportifs qui ont fait connaître leur discipline. La fédération de tennis de table lui doit beaucoup.

Voilà les morts se succèdent pas seulement des anonymes frappés par le virus et la maladie. La vie malgré cette épidémie continue, la mort aussi. Celle-ci a du boulot en ce moment.

Nous sommes dans un monde de glorification, nous avons besoin d’idoles comme le veau d’or du temps de Moïse. Le dieu unique est souvent remplacé par nos semblables que l’on sanctifie.

« Du pain et des jeux !» (Panem et circenses !) disait-on du temps de Rome. Afin de cloisonner les ardeurs d’un peuple pour se permettre de gérer tranquillement les affaires.

Aujourd’hui encore, Beaucoup ont besoin de se réunir dans des stades pour glorifier leurs stars, s’identifier à eux et communier (religion !) avec leurs semblables.

Les supporters sont capables d’excuser les dérives, les manques de professionnalisme parfois de leurs idoles. Ces sportifs qui gagnent en un mois bien plus qu’eux  ne gagneront dans leur vie. Ces stars sont devenues les rois du monde, ils peuvent se payer tout ce dont ils ont besoin et même ce dont ils ont envie à l’instant même. Comment justifier un tel décalage, mais aussi un tel amour pour les idoles. Les supporters rythment leur vie au fil des matches de leur équipe préférée, ils doivent être en manque et malheureux en ce moment.

Macron devrait se méfiait car tous ses gens privés de jeux, un jour vont se rebeller.

La vie, la mort se succèdent à une fréquence soutenue dans cette époque sombre, est-ce que s’arrêter sur un mort particulier est synonyme de réussite pour ce dernier ? Réussir sa mort médiatiquement est-ce avoir réussi sa vie ? Non pas forcément mais pour la star décédée c’est, une dernière fois, permettre à ses fans une ultime communion.

Aduler quelqu’un c’est mettre en retrait sa propre personnalité. Chacun devrait être un héros de sa vie. Pas facile !

25 novembre 2020

S4E5 (On est sérieux!)

 Bon retour au sérieux. Sérieux, vous avez dit sérieux ?

Inutile de dire que je ne me suis pas rué sur mon téléviseur, hier soir, pour le spectacle. Comme je l’ai déjà dit, les infos fuitent avant le discours, puis il y a l’après où on décortique pendant des heures pour nous expliquer, nous convaincre. On pourra dire qu’il est préférable d’écouter l’original, mais avec tout le décorum, la mise en scène, les éléments de langage je ne peux m’astreindre à rester inerte devant l’écran et je préfère m’éviter un accès de tension.

Les choses étant dites, rien de nouveau sous le soleil (d’automne il est vrai !). On confine, dé-confine, re-confine en fait on n’agit pas, on réagit ; c’est toujours le même problème mais j’ai déjà soulevé le sujet. De plus, quand on lit entre les lignes, on s’aperçoit que les gouvernants ont peur, donc ils appliquent le système de précaution, système en vigueur depuis plus d’une vingtaine d’années. Ce système qui empêche toutes initiatives osées de peur d’avoir des reproches ou plus des sanctions judiciaires. Je pense que cette anxiété est apparue après l’épisode du sang contaminé.

Les gouvernants sont des énarques, des technocrates ; ils savent, sous des directives, faire des lois, des décrets. Ils savent établir des règles mais en aucun cas gouverner. Je serai tenté de dire mettez n’importe quel quidam, doué de raison, il ne fera pas pire mais c’est du populisme et je ne m’étendrai pas. Macron se disait à la tête d’une start-up, il en est incapable.

Macron dit qu’il va faire en sorte de tester et d’avoir les résultats sous 24h, cela c’est au mois de Février qu’il aurait fallu le faire. Peut-il estimer combien de millions voir milliards on a perdu en laissant faire des tests que ne servaient à rien de par l’attente du résultat.

Le vaccin ne sera pas obligatoire, c’est une bonne chose. Comme dirait un journaliste de France info, faisant de l’après-vente « on peut dire que Macron prend de bonnes mesures !» Heureusement il ne dit pas que des bêtises. Pour en revenir au vaccin, je n’ai pas confiance en ces labos qui se battent pour être les premiers, ils arrivent tous ensembles sur la ligne d’arrivée bizarre !  Ma confiance est d’autant plus faible que ces labos n’ont qu’une idée en tête, c’est faire de l’argent. Nous devrions vacciner ce genre de société contre l’argent et pour le bien des peuples, là il y a du boulot. Non seulement nous allons payer quelque chose qui n’a pas été prouvé mais plus tard il faudra certainement soigner les conséquences de ces vaccins dont on ne connait pas les effets secondaires.

Ce sont les états qui sont demandeurs, les clients, ils devraient faire un cahier des charges et faire eux-mêmes des tests avant de payer. Là on paie déjà et on n’a rien encore. C’est comme si vous aviez payé une voiture et qu’on vous livre une mobylette qui peut à tout moment vous faire basculer dans le fossé. Exemple trivial pour illustrer le propos!

La série continue, la saison 2 se termine. Vivement la saison 3 !

Pour la voir il faudra survivre, c’est plus réel que sur Netflix.

24 novembre 2020

S4E4 (Le bonheur?)

 Que veux-tu faire plus tard ? C’est la question que l’on nous posait souvent étant ados. Je ne savais pas quoi répondre n’ayant pas d’envie et pensant que travailler n’était pas une fin en soi. Jamais je n’ai pensé à dire « être heureux !». Ce n’est pas normal l’important dans une vie c’est quand même se souhaiter le bonheur.

Pourquoi ne pas avoir eu cette utopie, ce rêve d’un parcours heureux ou l’objectif d’y arriver. Une éducation judéo-chrétienne y est pour quelque chose. Allant à la messe, au catéchisme je n’ai jamais entendu parler de bonheur ou peut être me suis-je endormi à ce moment là. J’ai plutôt entendu parler de péché, de confession, de repentir. Pas très positif!

La religion n’explique pas tout certainement. L’éducation, le contexte aussi peut-être.

Si je parle de cela aujourd’hui, c’est parce que je suis tombé sur un doc de Arte : « Comment être heureux dans un monde en ruine ? »

Il était important dans mon temps d’avoir une situation, de fonder une famille, le bonheur était secondaire et ne pouvait de toute façon se concevoir que dans un format particulier, le couple. L’argent, le bien être avaient pris le pas sur le bonheur. C’est le confort, la sécurité que l’on recherchait.

Aujourd’hui ce n’est plus le même contexte. La plus part des jeunes vivent dans la précarité. Ils n’ont pas cette notion de temps long. Temps que l’on avait dans un monde de plein emploi. Même diplômé cette génération ne peut pas se projeter dans le futur.

Alors les jeunes prennent le temps de savoir ce qu’ils aimeraient faire. Ils réfléchissent, ils savent que de toute façon ce vers quoi ils se dirigeront ne durera pas. Ils ont vu aussi leurs parents entrer dans une routine pas très enthousiasmante.

En fait la question  « Qu’est ce que tu veux faire dans la vie ?» devrait se poser autrement : «  Qu’est ce qui te rendrait heureux ? » Cela obligerait de se donner d’autres objectifs.

Il faudrait un ministère au bonheur, cela devrait être la priorité d’un gouvernement. Bien sûr il n’y a pas de règle pour arriver à cet état ou il y en a une pour chaque citoyen; mais en parler et essayer de l’obtenir devrait nous tirer vers cet idéal.

L’école même devrait pousser les écoliers à se préparer au bonheur.

Ce qui m’a interpelé dans ce documentaire, est le fait que je n’ai pas vu un jeune avec un portable, l’image d’Épinal. Ils me paraissent responsables. A la question « avez-vous de l’espoir ? » le type s’insurge : « tu ne devrais pas me poser cette question, si je n’ai pas d’espoir je suis fini ; alors oui j’ai de l’espoir ! »

Une image positive des jeunes ressort de ce film.


23 novembre 2020

S4E3 (Albert le philosophe!)

 « Viens donc prendre un jus ! » était la supplique  lorsque nous passions devant sa maison, allant travailler aux champs. Nous aurions été déçu de ne pas entendre cette invite; ce n’était pas exactement la phrase  plutôt « vint dont prenne un jus ! » car Albert pratiquait toujours le patois de la région et certains auraient pu se croire en terre étrangère, entendant son discours.

Nous entrions donc dans la pièce, salle à manger et cuisine à la fois, une grande table recouverte d’une toile cirée nous accueillait, nous nous y asseyions sur une bancelle (un banc). Albert sortait des tasses et sa femme prenait le café qui ronronnait sur le fourneau. Alors commençait le rituel « fais de la place ! » disait-il, ce qui signifiait « bois un peu de café, que je puisse mettre du calva ! » ; puis « attend un coup de la vieille ! ». De « fait de place !» en « coup de vieille ! » nous pouvions voir le fond de la tasse car le liquide n’avait plus la couleur du café. Fallait avoir pris un petit déjeuner conséquent pour tenir le rythme le matin. J’en ai connu qui, à dix heures, en sortant de chez Albert n’étaient plus bon qu’à aller se coucher.

Albert se vantait d’avoir bu plusieurs tonneaux de cidre durant sa vie, un tonneau contient 1200 litres de liquide, il avait commencé tôt; à peine dix ans il allait servir à boire aux ouvriers dans les champs et le jeu de ces derniers était de faire boire le serveur avant de prendre un verre si bien que le petit était ivre, « pompette » comme ils disaient. Ce n'est plus politiquement correct ce genre de chose. Mais je suis sûr qu'entendre parler de modération il aurait bien inventé un copain s'appelant comme cela.

Résumer Albert à l’alcool serait une ineptie, ce n’était pas un ivrogne loin de là, c’était un philosophe à sa façon, il regardait vivre le monde et avec son ironie, il lançait ses petites piques, genre chansonnier ou standup maintenant. Il riait des gens de la ville dans les bouchons "le seul de bouchon que je connaisse c'est celui que j'enlève de la bouteille!" disait-il. Il ne comprenait pas pourquoi on courait et ne s'arrêtait pas pour causer un peu. C’était un communiquant, enfin de l’ancienne génération; je pense qu’il ne pouvait pas concevoir une journée sans quelqu’un à sa table. Il n’aurait certainement pas su écrire une lettre mais à l’écouter vous assistiez à une leçon de bon sens et de joie de vivre. En fait il prenait la vie comme elle venait en laissant le temps faire les choses comme on ne le fait plus de nos jours.

J’aimais l’écouter car malgré son peu d’instruction il avait acquis une expérience de la vie, une philosophie; il sortait toujours des vérités sur un air blagueur. Ce sont ces gens de la terre qui m’ont appris à regarder et comprendre le monde; plus tard lors de certaines réunions il m’arrivait de penser à lui et je souriais à voir ces nouveaux communicants s’écouter parler.

Du minitel par exemple il disait : « Maintenant pour se causer il va falloir une machine», il avait compris avant l’heure que les personnes communiqueraient plus qu’ils ne discuteraient. «Un jour il faudra savoir l’anglais pour que la machine nous donne à manger». Il avait un peu peur du modernisme faisant partie de la dernière génération à seulement travailler le suffisant pour vivre bien et surtout ne pas s’occuper du superflu. Il est vrai que ses enfants étaient tous partis. Il passait donc autant de temps à discuter qu’à travailler.

Plus tard, étant à Paris travaillant dans l’informatique, je me gardais bien de lui expliquer ce que je faisais car il ne concevait pas que l’on puisse travailler pour créer du besoin plutôt que de faire dans l’utile. Il m’aurait sûrement reproché de travailler pour les machines engendrant des pertes d’emploi.

Un matin se levant il prend son petit déjeuner, copieux composé de lard, pain, beurre, fromage et verre de vin. Il dit à sa femme :  

- faut que je décharge le plateau de blé ! -Tu l’as déchargé hier soir mais tu étais fin saoul et tu ne t’en souviens pas ce matin !  -Si le boulot pouvait toujours se faire comme ça ! Conclut-t-il.

Voilà tout est résumé dans cette phrase, voir la vie du bon côté.

22 novembre 2020

S4E2 ( La Suède un exemple ?)

La Suède n’a pas confiné, elle est au même niveau que le France par rapport aux morts.  Chiffre ramené au nombre de morts par habitant.

Le ministre de la santé suédois a toujours été contre le confinement et il est soutenu par 90% de la population.

Pas confinée, pas complètement, on a considéré le peuple suédois comme adulte, donc les Suédois sont rentrés chez eux et se sont donné des règles. L’avantage dans ce pays est que l’école n’a pas été fermée, l’économie a continué à fonctionner.

En France et en Allemagne on a confiné. Pour ce faire les états se sont appuyés sur des lois liberticides. Il est normal à un instant donné de déclarer l’état d’urgence, il n’est pas normal en revanche que ces lois durent plusieurs mois. Le gouvernement peut prendre n’importe qu’elle décision sur la liberté de ses concitoyens sans avoir à consulter le parlement, nous ne sommes plus en démocratie.

Une commission parlementaire française met en évidence le manque de réaction du gouvernement face au virus en Janvier, ce qui a abouti à de nombreux morts en Mars, Avril. Le bilan du nombre de morts qui augmentait forcément car c’était un cumul, nous était annoncé tous les soirs. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais en ce deuxième confinement nous n’avons plus ces rapports ils se sont aperçus qu’ils étaient anxiogènes et contre productifs.

En ce moment, en France et en Allemagne un climat d’anxiété plombe les gens autant enfants qu’adultes. Les enfants deviennent méfiants et sont près à la délation vis à vis de leurs camarades. Ils subissent un traumatisme qui sera long à disparaitre.

Reviendrons-nous à une vie normale après cette épidémie, pas sûr car le temps long de cet état d’urgence laissera des traces. Même le droit de critiquer la gestion de l’épidémie est considérée comme un délit alors que donner son avis n’est pas forcément contre la loi, quoique la loi d’urgence on ne la connait pas vraiment. Nous devrions pouvoir débattre sereinement dans un pays démocratique.

En Suède il y a la paix, même les partis de l’opposition se sont interdits toutes critiques pendant les premiers mois.

Le prix à payer de cette épidémie ne sera pas seulement économique, mais un traumatisme qu’un peuple n’avait pas connu personnellement depuis longtemps.

Confinement ou pas n’aurait pas dû être la question, dans une gestion de crise le confinement doit être l’ultime solution et non la seule. Heureusement des pays nous l’ont prouvé.

21 novembre 2020

S4E1 (Bonne conscience!)

 Ce matin un vrombissement m’interpelle, sur mon bureau ma montre GPS s’allume, je regarde l’écran et vois « BOUGEZ ! ». C’est extraordinaire, cette petite chose entre dans ma vie et me lance des ordres. Un peu fort de café.

Cette montre m’a été offerte par mon fils, il m’en avait acheté une autre mais il fallait décliner son identité et des paramètres très personnels sur un site. Je ne voulais pas, je l’ai donc échangée.

Il est vrai que je la porte souvent car je fais du sport, donc une certaine intimité a dû s’installer. Quant à me donner des ordres là, elle dépasse les bornes, elle a franchi un cap. Qu’elle se cantonne à son job, c'est-à-dire me rendre compte de mon activité physique, sans pour autant anticiper et m’obliger à bouger. En fait c’est peut être comme un chien qui vient vous solliciter pour sortir ; la montre a peut-être besoin d’air pur.

Ces objets sont tellement intrusifs qu’on en est presqu’à les personnifier, leur parler alors qu’ils sont inertes et extrêmement dépendants ; si je veux je ne la recharge pas et alors elle reste morte sur la table.

Je suis un peu rétrograde à ce niveau de technologie et je n’aime pas dévoiler certains aspects de ma personnalité. Maintenant les gens sont coachés, scotchés même sur leurs appareils. Dés qu’ils se lèvent, le premier geste est de regarder ce petit écran, des fois que pendant la nuit il aurait travaillé pour eux. Il aurait été cherché des vidéos qui plaisent au propriétaire, il aurait reçu des messages d'amis. On arrive à lui demander de faire les courses, d’aller chercher un film ou un article.

En fait de personnifier on y est déjà, l’appareil est une extension de nous, de notre cerveau. Le problème dans tout cela est de savoir qui tire les ficelles, qui est le marionnettiste ?

Il est peut être gratifiant de voir que l’appareil reconnaisse ce que l’on souhaite mais est-ce vraiment le cas ? Le patron dans cette chaine est l’algorithme qui rythme (comme son suffixe l’indique) notre vie.  Il nous dit ce que l’on aime et plus encore, en se basant sur certaines données, jusqu’ici rien de très grave, il va façonner nos désirs et nos envies sans nous laisser le choix. Saupoudrez cela d’un peu d’embrigadement, de coercition légère mais récurrente et vous êtes le parfait prototype d’une civilisation marchande.

Bien sûr, l’appareil vous satisfait dans vos choix mais il vous y enferme aussi, il vous donne la bonne soupe. Votre voisin, regardant les mêmes actualités n’aura en fait pas la même info que vous. C’est là que c’est grave car l’esprit critique n’existe plus.  Le libéralisme n’aime pas la critique qui est l’arme de la démocratie, ce n’est pas compatible avec ce qu’il veut faire de vous. Il vous voit comme un consommateur, il lobotomise petit à petit afin que vous vous concentriez essentiellement sur vos envies inoculées.

C’est un monde sécurisant qu’on nous dessine, un monde ou on nous soutient dans nos choix cela peut paraître reposant mais à la fin nous ne penserons plus, nous remplacerons les machines. Nous serons des armées de gens allant travailler et rentreront chez nous pour nous connecter à une nouvelle conscience créée de toute pièce.

De la science-fiction, théorie du complot diront les biens pensants , mais qui peut affirmer que dans leur tour d’ivoire certains n’y aient pas pensé. Ils ont tous les outils pour arriver à leurs fins.

Bon, ceci étant dit, je vais obéir à ma montre, elle a raison faut que je bouge car je commence à délirer.

20 novembre 2020

S3E7 ( Les messagers du libéralisme!)

Je regarde les infos sur France info, télévision de service publique. Financée par les contribuables.

Je suis surpris depuis quelques jours, d’un discours favorable à Amazon.

Une interview de Philippe Martinez de la CGT : question du journaliste : « ne pensez-vous pas que c’est un peu facile de taper sur Amazon ? »

Martinez répond.  Alors le journaliste d’enchainer : « Mais vraiment vous ne trouvez pas que c’est trop facile de toujours attaquer Amazon, alors qu’il crée des emplois ? »

Puis à treize heures une émission d’Axel de Tarlé  dit qu’on ne devrait pas s’en prendre à Amazon qui vend aussi des produits français.

Apparemment on redort le blason de Amazon, d’ailleurs le président français de cette société était invité sur France Inter, Radio du service public.

Ce matin, c’est une dirigeante du parti communiste qui est interviewée, la journaliste demande : « Sans la mondialisation nous ne serions pas arrivé à découvrir un vaccin si vite, c’est quand même grâce au libéralisme »

Là ce n’est plus une question c’est une affirmation, la communiste a beau répondre qu’on a supprimé les aides de la recherche fondamentale publique; sans cela on aurait peut être déjà un vaccin. La journaliste laisse tomber, le message est passé.

Pas si simple ! Un fait est qu’Amazon offre de l’emploi, d’ailleurs il bénéficie d’avantage pour s’installer dans les régions; avantage que n’ont pas toutes les entreprises. Il bénéficie également de l’infrastructure  des routes pour livrer ses produits.

Le problème est qu’il ne paie aucun impôt en France. En Europe il est implanté au Pays-bas dans un lie où l’imposition est la moins élevée. Là c’est le problème de l’Europe elle-même. Les impôts sont prélevés pour construire des routes et infrastructure qu’utilise Amazon. Toutes sociétés françaises est imposable pourquoi pas Amazon ? 

De plus en ce qui concerne l’emploi, c’est un travail pénible basé sur la performance, 260 colis par heure, des dizaines de km arpentés dans les rayons. L’emploi y est précaire ; tous ces travailleurs malheureusement produisent pour qu’Amazon robotise ses hangars, il n’aura plus besoin de main d’œuvre c’est donc une vision à très court terme.

Pendant ce temps Amazon profite d’avantages et de la non-imposition.

Quant aux journalistes qui encensent le libéralisme, ils sont payés par nos impôts. Ils défendent un système qui ne veut plus de l’état, son employeur. C’est aussi une vision à court terme.

Mais personne n’a affirmé que journalisme rime avec intelligence.

19 novembre 2020

S3E6 (Stratégie!)

Encore un jour de confinement.

Le virus a la peau dure ou il aime être la vedette. Il adore que l’on parle de lui.

Un jour les humains en auront marre, ils prendront les choses en main, ils appliqueront des directives. On fera table rase. Oh! je ne vais pas encore critiquer les dirigeants mais pour contrer ce genre de problème il faut avoir les idées claires.

Le monde est mené non pas par le bon sens mais par des blocages, des pressions, des intérêts, des avantages à défendre. Que des choses négatives.

On ne peut pas prendre des décisions quand on est cerné de pressions de part et d’autres. Il faut avoir les coudées franches. Se libérer de ce genre d’obstacles est la première mesure à prendre afin d’être libre. Je ne dis pas oublier mais mettre de côté. Aller à l’urgence. Lorsqu’un problème survient il ne faut pas penser aux conséquences mais aux causes, on ne se bat pas sur les conséquences on s’attaque aux causes. Ceci pour dire qu’il faut s’absoudre de l’avenir et mettre tout en œuvre pour s’allier dans l’adversité.

Solidarité et non égoïsme.

Il n’y a pas de solutions simples, mais dans un cas d’urgence, attendre c’est amplifier le problème, après on se dit « si j’avais su » et ça c’est le temps de conjugaison le plus âpre. Mettre les moyens dés le début sans tergiverser, sans se demander si cela va plaire à certains et pas à d’autres. On aura le temps plus tard pour atténuer les conséquences.

Dans le cas qui nous concerne une seule chose était à faire :" Tester et isoler". C'est la seule parade à une épidémie.

L’important plus tard est de faire le point, de soulever les insuffisances, de pointer les défaillances pas seulement pour sanctionner mais faire en sorte de  s’enrichir d’expérience. Après, bien sûr si des manques pour cause de corruption ou d’intérêt personnel sont dévoilés il faudra agir.

Il faut apprendre car d’autres épidémies, plus mortelles celles-là, sont à venir.

18 novembre 2020

S3E5 (Un monde!)

Avant il existait un monde.

Il était simple de visiter, de parcourir ce monde. De rencontrer des gens, leur envoyer un sourire, discuter puis partir en s’embrassant.  Qui voulait, pouvait s’asseoir dans un bar, sur le trottoir et siroter sa boisson en observant les passants vaquer à leurs occupations. Des gens pressés par on ne sait quelles obligations, d’autres flânant devant les vitrines accueillantes. La vie grouillait, insouciante s’écoulant au rythme du temps.

Bien sûr, il y avait des drames, certains y allaient de leur vie mais la plus part ne pensait pas à ce que l’accident leur tombe dessus. C’est la loi du nombre.

Puis arriva l’ombre, noircissant le décor, comme un brouillard plombant l’atmosphère. L’épidémie survint sans qu’aucun ne s’en doute. Elle enveloppa le monde de ses bras, ses tentacules. Alors fini l’insouciance, fini les bars. Les gens tétanisés par le monstre se sont enfermés. Plus de sourire, où alors masqué, il a fallu réapprendre à respirer au travers du tissu.

Tous furent dépassés, les savants, les sachants, les croyants,  les politiciens. leur pouvoir ne servait à rien devant cette nouvelle chimère. Il aurait fallu dépêcher un chevalier comme au temps ou ceux-ci terrassaient les dragons. Mais plus de chevaliers vaillants et le dragon était minuscule, invisible; aucune épée ne pouvait le pourfendre.  Malgré la richesse de ce monde tous étaient démunis; pour une fois l’argent n’était pas un remède.

Les gens se sont donc cachés derrière leur masque, ils se sont cloîtrés chez eux. Chacun se surveillant du coin de l’œil au cas où l’autre serait contaminé. Puis l’annonce des premiers morts. Comme une loterie morbide. Comme un retour au moyen âge du temps des épidémies, peu de différence sinon la surinformation. La seule parade était l’enfermement.

La nuit dura longtemps.

Le monde renaitra, la brume épaisse s’évanouira laissant les rayons du soleil iriser le paysage. Alors l’Homme repartira dans sa course folle, il faudra en profiter, prendre la vie à pleines dents, recouvrer l’insouciance. Il faudra plusieurs générations pour effacer les traces de ce virus.

Le monde, lui, a connu pleins d’épisodes de ce genre, il est toujours debout mais il se demande si ses habitants, un jour, ne le détruiront pas définitivement.

17 novembre 2020

S3E4 (Temps calme!)

 Aujourd’hui temps calme.

L’écran magique parle moins de la covid. J’ai remarqué qu’on écrit Covid avec un C majuscule, alors que c’est un nom commun, on a tendance à personnifier les choses pour peut-être mieux les cerner, ou pour trouver un coupable. Donc on parle moins de la Covid, on dit que la hausse est en baisse et que c’est rassurant.  Nous attendons donc la hausse de la baisse.

On ouvre le journal sur les États-Unis, la roue de secours de l’info. J’étais content que les élections américaines soient terminées, j’en avais marre d’entendre les critiques acerbes des médias sur Trump. Je m’aperçois que non ! Ce n’est pas fini. Maintenant on va se concentrer sur un Biden ne pouvant rien faire à cause de Trump. Il faut oublier ce dernier il a perdu, il est finit donc maintenant c’est Biden le responsable. Les médias tapent sur Trump et encense Obama, le monde n’est pas binaire, Trump est arrivé après Obama, ce dernier est aussi responsable de l’état du pays.

Trump* n’est pas une cause, c’est une conséquence.

Les gauches ont laissé tomber les masses populaires, se concentrant sur une middle-class plus snob, bourgeoise. Il n’aurait pas fallu laisser cet électorat à la droite.

Bizarre que tous ceux qui sont contre la mondialisation soient traités de populistes ; c’est une critique facile et imparable de la part des médias. Faut rappeler encore une fois que les médias sont tenus par les grandes fortunes qui prônent l’ultra libéralisme donc tous ceux qui sont contre sont à bannir. Faire du protectionnisme c’est penser aux travailleurs du pays. Un pays n'est pas fait pour enrichir le monde, il doit enrichir sa population. Si le protectionnisme est du populisme alors la chine en fait aussi partie.

L’Europe ne veut pas se protéger des autres pays car l’Allemagne a une balance commerciale excédentaire avec ses exportations, elle ne veut pas braquer les pays importateurs qui sont également ses clients. Alors nous, Français on suit bêtement, je suis tenté de dire bêêêêêêêtement.

Il est normal que les ouvriers américains veulent avoir des emplois, veulent travailler. Les usines doivent revenir dans les pays. On ne peut concevoir les pays émergents seuls producteurs; comment arriveront-ils à vendre leurs produits si les habitants du monde occidental n’ont plus d’argent. Bien sûr au commencement c’est intéressant d’avoir des prix divisés par dix mais ce n’est pas viable à long terme.

Enfin c’est comme cela que je vois l’économie, je me doute que beaucoup vont me traiter de rigolo. Seuls quelques économistes comme Lordon,  pickety, Sabir et un peu d’autres sont pour le protectionnisme. Les autres sont bien au chaud dans leur chaire d’université où au service des grands groupes, on ne va pas les entendre ; ils ne veulent pas faire de vague et ils seraient obligés de revoir leurs copies c’est fatigant ! Alors voilà on va laisser l’extrême droite s’occuper de nos classes laborieuses.

* Beaucoup de récurrences avec Trump, vous pouvez le remplacer par « idiot, méchant, charlot, incompétent » c’est la même chose pour les médias. Je ne suis pas fan de ce monsieur, mais le critiquer dès qu’il fait un pas n’est pas constructif. Les médias lui en veulent car il s’est fait élire sans eux. 

L'establishment aime influer sur le scrutin.

16 novembre 2020

S3E3 (Un peu d'histoire!)

 « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? »

Me baladant sur le net je suis tombé sur cette phrase de Charles Perrault.

Je vais donc en profiter pour rétablir quelques vérités historiques.

On se demande à priori pourquoi que la sœur d’Anne ne va pas voir d’elle-même, elle profite de la naïveté de sa sœur pour lui faire faire le boulot. Anne un peu bébête lui répond avec des mots qui riment en oie (poudroie, verdoie) un signe de sa bêtise. Ne se satisfaisant pas de sa réponse la sœur lui demande d’aller voir dans la vallée.

Anne enfourche sa mobylette, euh ! Pardon ma plume a fourché, la mobylette intervient dans une autre histoire. Donc Anne descend le chemin, elle relève ses jupes car le chemin est boueux, le seigneur du coin avait levé un impôt pour goudronner toutes les routes. Il est parti en croisière dans les iles avec le pactole, emmenant son destrier quand même au cas où un infidèle passerait par là qu’il faudrait embrocher. C’est dire que la corruption ne date pas d’aujourd’hui. Même si… mais ne nous égarons pas.

Anne poursuit son périple, ses chaussures sont maculées de boue,  « j’aurais dû prendre mes bottes se dit-elle, si elles avaient existé. » Le bottes ne seront découverte que beaucoup plus tard à Nevers, bien connues sous le nom de « botte de Nevers ». Je referme la parenthèse, juste encore une petite si des personnes se fatiguent dans ce récit instructif et par delà intéressant, elles peuvent sortir justement à l’ouverture de la parenthèse en s’acquittant de leur écot évidemment; les recherches me demandent une somme de travail importante.

Ces parenthèses étant fermées pour cause de courant d’air, Anne reprend la route. En chemin elle rencontre un paysan qui lui dit : « Alors ma belle ! On se promène ? » -« Qu’est ce tu me causes manant, on n’a pas gardé les cochons ensemble ? » Répond-elle dans son langage châtié. Faut dire qu’on assiste là à un affrontement de classe sociale, le manant ne doit pas s’adresser à une noble et, comme le langage, il sera châtié lui aussi. Juste dire que le manant n’y est pour rien s’il est manant, l’injustice faisant que l’on nait riche ou pauvre. Là beaucoup de choses à dire mais ce n’est pas le propos.

Anne arrive à la rivière, elle se retourne pour regarder le château et voit sa sœur lui faire signe de continuer. « Qu’est ce qu’elle fait ch.. , elle ne peut pas faire son boulot cette fainéante ! » se dit Anne visiblement énervée. Sur la rive elle voit arriver un passeur. Il n’est pas très doué bien qu’ayant le bac mais la suite nous montrera qu’il est malin. « Combien pour passer sur l’autre rive ? » « Cela vous fera deux écus » répond le passeur un peu voleur. «  Vous ne vous emme… pas! » lui rétorque Anne dans son langage que l’on connait. Se décidant quand même elle s’acquitte du prix et les voilà partis. Lorsqu’ils atteignent l’autre rive le passeur lui déclare : « pour descendre il faut deux écus de plus » il est là le côté malin. Furibonde, Anne sort les deux écus de sa bourse et saute sur la rive.

Une fois à terre elle se retourne vers le château et fait un bras d'honneur en disant: "j'en ai marre de cette histoire, je me casse!".

C’est la fin de l’histoire avec comme sentence :

« Sœur Anne aux deux berges raque *»

*Ceux qui n’ont pas compris peuvent m’envoyer un mail, je leur enverrai des précisions en retour.

Je tiens à préciser que la blague de la fin a été empruntée à Gotlib, paix à son âme.

Je précise également pour les personnes ne connaissant pas Gotlib qu’ils perdent gros.

15 novembre 2020

S3E2 (Le temps des tempêtes!)

Aujourd’hui, jour venteux. Nous entrons dans le temps des tempêtes, il faut s’y résigner.

Les saisons rythment notre vie. Celle-ci est une somme de saisons.

Nous aimons à comparer chaque époque de la vie à une saison, bien sûr le printemps rappelle l’enfance, l’adolescence ; l’été la force de l’âge; puis on peut continuer, l’automne l’expérience, l’explosion des couleurs de la vie ; pour en finir à l’hiver où le ruissellement, l’envol des feuilles, de la mémoire  recouvriront, ensemenceront la terre fertile de la descendance

Quand nous sommes jeunes nous voyons les personnes adultes comme des êtres inaccessibles. Plus nous vieillissons, moins nous correspondons à ce que nous pensions. Nous ne nous voyons pas vieux, du moins nous cherchons des ainés pour nous rassurer. Bien sûr cela finit le jour ou nous n’avons plus d’exemple de plus anciens.

Il y a plus de cinquante ans, les gens se laissaient vieillir à partir d'un certain age, les femmes s’habillaient de noir et par cette couleur jetaient une ombre sur leur vie. Lâchant les rênes de leur destin, pour se laisser aller à une volonté supérieure qui viendrait les prendre le jour final. Les hommes, plus fiers, résistaient où faisaient semblant, cette hargne ne leur servaient que pour mieux lâcher prise.

Maintenant, il nous faut suivre, poussé par la technologie, la descendance. Nous sommes forcés à rester jeunes sauf quelques-uns qui, fatigués, prennent le large. Avant l’expérience comptait, les aïeux étaient écoutés par les jeunes pour comprendre le monde. Maintenant c’est le contraire qui se produit, toujours par la technologie ce sont les enfants qui nous apprennent le monde, leur monde et nous sommes obligés de les suivre pour ne pas sombrer dans les limbes du vieillissement.

La technologie est le nouveau Dieu. Les dirigeants de Google font tout pour rester jeunes et pensent qu’ils arriveront à l’immortalité. L’homme augmenté est leur nouvel eldorado. La maitrise du temps leur seul objectif.

Qu’en sera-t-il des saisons de la vie ? Comme celle de la nature elles seront lissées, disparaitront  pour n’arriver qu’à une monotonie du temps.

Plus de repères, nous serons dans un éternel présent. Alors la mort, peut-être, sera souhaitable.

14 novembre 2020

S3E1 (Rappel des titres!)

On arrive à la troisième semaine de confinement.

Quoi en dire? pas grand-chose ! Si ce n’est que répéter.

On a voulu confiner les vieux, on y arrive sans le dire. Les autres vont travailler prenant les transports en commun, le virus ne supporte pas les transports, il a le mal de mer. En revanche il aime rester à la maison c’est pour cela que l’on veut enfermer les personnes âgées avec lui, pour que, pendant ce temps, la force vive puisse aller travailler. D’autant plus que les vieux ne servent pas à grand-chose et pourtant !

Oui pourtant, les retraités sont les plus gros consommateurs, c’est le moteur de l’économie ; ils ne peuvent plus sortir alors ils consomment sur Amazon, c’est bon pour qui ?

Ils sont aussi les plus grands épargnants et le jour où le virus fera ces valises cette épargne sera utile au redémarrage de l’économie. Il ne faut pas mettre les générations dos à dos mais les réunir afin de booster le pays.

On ferme les petits commerces, pas les supermarchés, bizarre ! Aller dans un petit magasin en attendant dehors qu’il n’y ait que 2 personnes à l'intérieur, c’est plutôt sécurisant. Aller dans un hypermarché avec des centaines de gens à la queue leu leu le masque pendant parfois, c’est beaucoup plus traumatisant. Mais bon le capitalisme n’est pas forcément l’apanage du bon sens ; pour lui le bon sens est la route qui mène au profit.

Pourtant aussi, un petit commerçant est quelqu’un qui a mis sa vie et son argent en jeu. Quelle catastrophe de voir sa vie s’écrouler en six mois.

Que dire des gouvernants ? Ils sont à la ramasse, un peu triviale comme expression mais elle est parlante. Alors ils nous infantilisent, ils nous disent de quoi on a besoin et de quoi on peut se passer. Il faut montrer patte blanche pour sortir, avoir sa permission dans sa poche au cas où nous serions contrôlés. Nous sommes dans un pays de plus en plus fliqué, on ne pense pas que les gens sont responsables et peuvent prendre des décisions importantes pour leur santé.

Maintenant on entend parler de Comité de défense, c’est nouveau ? Qui y participe, pourqoi a-t-on besoin de ce comité ? Les journalistes ne sont pas très curieux, on sent que la question est à éviter.

On aime utiliser certains mots, la guerre au premier confinement, lois d’urgences depuis plusieurs années, défense; ces mots sont à consonance martiale qui veut dire guerre. Avec ces mots les gouvernants obligent le peuple à accepter une perte de liberté comme en temps de conflit.

Bon l'avenir est devant nous. Ne nous retournons pas, allons de l'avant.

13 novembre 2020

S2E7 (Une histoire ordinaire! Suite)

Damien est un homme bon, dans le sens littéral du mot. Bienfaisant, attentionné aux autres.

Adolescent on le disait renfermé, associable, pourtant il adorait regarder vivre les gens, aimait les imaginer dans leur quotidien, attentif au moindre geste qu’ils soient joyeux ou soucieux, en fait il aime les gens. 

Damien ne se sentait pourtant pas de leur monde, c’était un rêveur, problème de frontière entre le réel et l’imaginaire. Homme de la terre, il détonait dans ce monde cartésien, enraciné dans des certitudes, ou le sentiment n’avait pas sa place; monde qui avait un souci pour l’intégrer. Ces parents s’inquiétaient pour lui, le travail ne lui faisait pas peur mais parfois, il s’arrêtait, fixait l’horizon et partait loin. 

Damien avait un rêve.

Il souhaitait avoir une ferme pour vivre sa passion des animaux. Il entre au lycée agricole, bien vite il comprend que cela ne correspond pas à ces valeurs. Là, il apprend la chimie, les traitements, l’agriculture intensive. Il ne prend pas de plaisir à étudier cela. Il reste ne serait-ce que pour avoir des diplômes afin de pouvoir emprunter.

Sorti de l’école il cherche une femme. S’il pouvait mettre une annonce il mettrait : cherche jeune femme avec tracteur, envoyez photo du tracteur ! Il sourit en pensant à cette blague. Sa compagne il l’a rencontrera un jour de fête dans la ville d’à côté.

Ce fût le coup de foudre. Il n’aurait pas cru que cela pouvait exister, il marchait sur les nuages; les rêves, il les laissait tomber là c’était la réalité bien que parfois il était obligé de se pincer pour y croire. Être dans cet état, vous permet de tout relativiser, de se dire que rien ne peut vous arriver. Surtout rien de mieux. 

Il mit du temps à lui dire qu’il avait une ferme, ce n’est pas très vendeur. Il finit par lui avouer et Léa lui dit qu’elle souhaitait garder son emploi du moins pour l’instant. La ferme, elle aiderait si besoin, mais lui laisserait son autonomie.

12 novembre 2020

S2E6 (Un semblant de justice?)

 M.Takieddine dédouane Sarkozy dans l'affaire du financement de sa campagne.

« Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Disait La Fontaine.

Que vous soyez riche ou pauvre, vous n’aurez pas la même justice.

S’il vous est arrivé d’avoir un PV, une amende vous devez payer de suite sinon vous aurez à faire à la justice. Un huissier viendra chez vous pour vous saisir des biens. Nul n’est censé ignorer la loi nous dit-on.

Si vous êtes soupçonné de fraude lors d’élection, de détournement d’argent et que vous faites partie d’une classe supérieure, d’un  gouvernement ou ancien président de la république vous aurez des années devant vous avant d’être jugé. Pendant ce temps vous serez en paix. Plusieurs, déjà, sont morts sans avoir été condamnés.

Je ne dis pas que untel ou untel est coupable, je dis seulement que quand on est riche on peut faire en sorte de ralentir ou même d’arrêter la procédure judiciaire. Cela est grave dans un état de droit. C'est de la corruption.

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » c’est l’article premier des droits de l’homme et du citoyen. Cet article n’est pas respecté, quel visage nous laisse cette justice, cela fait 10 ans qu’on nous parle d’affaires de certains politiques et que jamais rien ne se passe. S’ils sont coupables qu’ils soient condamnés, s’ils sont innocents qu’ils soient blanchis et on en parle plus. C’est simple et binaire.

Comment voulez-vous qu’une grogne ne monte pas, quand on est victime d’une injustice ne serait-ce que dans le déroulement de certaines procédures?

S’il n’y avait pas eu de journalistes d’investigation comme Médiapart, Jérôme Cahuzac aurait fini sa carrière de ministre des finances, peut-être le serait-il encore maintenant. Il toucherait sa retraite de ministre. Le petit contribuable qui oublie de payer ses impôts à tout de suite dix pour cent d’amende. 

C’est une justice que je réclame pas un règlement de compte, mais je veux croire encore que tout individu sera jugé dans les mêmes règles.

11 novembre 2020

S2E5 (Une histoire ordinaire! Suite)

La lune vient éclairer son visage. Seule dans son lit, Violette repense à ces dernières années.

Ces parents étaient ivres du matin au soir, ils la battaient alors qu’elle seule ramenait le peu d’argent à la maison. Un jour son père l’a frappée plus fort que d’habitude avec un ceinturon, la laissant pour morte. Violette décide de s’enfuir. Elle n’emporte rien, pas même des souvenirs, surtout pas de souvenir, elle prend la route. 

A pied, le plus souvent en stop, elle s’éloigne de cette enfer, dormant à la belle étoile, quelquefois dans le camion quand le chauffeur est à peu près présentable. Pendant des mois, elle vagabonde le plus souvent seule, jusqu’à ce qu’elle rencontre Jim, beau gosse, les cheveux longs, barbe, sa guitare dans le dos. Elle s’éprend de lui, est accepté dans sa communauté hippie. Elle trouve, là, un certain bonheur avec ces gens aux bords de la société, vivant de petits boulots, couchant chez le paysan dans une grange ou dehors sur un tas de foin. Violette est heureuse, pour une fois dans sa vie elle est reconnue comme personne entière, elle ne pensait pas qu’elle pourrait attirait l’attention si ce n’est que par le sexe.
C’est une personne parmi d’autres, elle est écoutée. 

Quand on est heureux, souvent on cherche plus encore on essaie de se sublimer. On en arrive à utiliser des artifices. Là c’est la drogue qu’elle découvre, des drogues de toutes sortes jusqu’aux plus dures. Du bonheur à l’enfer il n’y a qu’une marche à franchir, facile à descendre plus qu’à gravir. Lentement Violette descend dans les profondeurs ou le mal l’attire de ses bras invisibles. Le besoin, la dépendance ces démons l’accueillent dans leur univers impitoyable, et ces démons en veulent plus de jour en jour.

Encore une fois Violette va se retrouver là, seule, abandonnée par ces copains, encore une fois laissée pour morte. Mais Violette a le diable au corps, formule bizarre pour décrire quelqu’un qui se bat dans la vie. Petit à petit elle remonte la pente, les marches sont plus hautes que pour la descente; bien souvent on en gravit deux et on en dégringole trois, peu importe il faut s’accrocher. Bizarre que certains n’étant pas faits pour le bonheur, se battent pour prouver le contraire à la vie. Pour se le prouver à eux-mêmes.

Violette se bat.
Un jour elle se réveille dans un fossé, sale, humide, loqueteuse. Au loin un village perce la nuit, violette prend ce qu’il lui reste de sac et parcourt la route vers ce lieu inconnu.
Arrivée à l’orée du bourg elle aperçoit la lumière dans un bar, elle y entre et se trouve nez à nez avec une femme âgée. Cette dernière voyant l’épave devant-elle la prend par la main et la conduit à la salle de bain.

10 novembre 2020

S2E4 (Vaccin! Effet d’annonce!)

 C’est parti pour la course aux vaccins. Nous allons assister à des effets d’annonce pendant quelques temps.

Le marché est trop juteux pour laisser passer l’aubaine. Il ne faut pas croire en la bonne conscience de ces labos. Ils mènent le monde depuis des décennies et nous n’en allons pas voir la fin de suite.

Déjà le vaccin n’est pas sorti que la bourse explose pour la société. Avant la vente, plusieurs actionnaires ont déjà gagné c’est formidable ! La société Pfizter qui déclare avoir le vaccin a une capitalisation boursière de 217 milliards de dollars ; bon il est vrai qu’à force d’entendre parler de milliards on peut croire que c’est une paille.

Le vaccin serait efficace à 90% mais là encore c’est un effet d’annonce. 90% sur un petit nombre ne garantit pas 90% sur une population mondiale. Il faut aussi connaitre les effets secondaires, là on ne peut pas gagner du temps il faut attendre, mais nous avons vu par le passé que les effets secondaires ne sont pas trop le problème de ces labos.

Quant au prix, on n’en parle pas trop, on nous dit que l’Europe a acheté 300 millions de dose, je n’ai pas trouvé le prix d’achat. Peut importe ce sont les vendeurs qui font le prix et les acheteurs ne paient pas de leur poche mais de la poche des contribuables.

Quels gains feraient les états s’ils avaient des laboratoires publics  au lieu d’engraisser le Big Pharma. J’ai appris que ces géants ne produisent presque rien, quand une petite société trouve un médicament intéressant, ces géants achètent la société pour avoir la main mise sur le produit.

Aux États-Unis l’insuline coûte dix fois plus cher qu’au Canada, il faut 1000 dollars pour un mois de soin. C’est scandaleux ! Chaque jour Sanofi dégage 15 millions de dollars de profit grâce à la vente d’insuline. Il y a plein d’exemple de ce genre. Comment nos sociétés en sont arrivées à cette ignominie de laisser les gens mourir faute de pouvoir s’acheter des médicaments. Il y a juste 100 ans le flacon d’insuline se vendait 1 dollar.

Le président du brésil Lula avait demandé à ses labos de fabriquer des génériques pour la tri-thérapie du Sida donnés gratuitement aux malades; les Big-Pharmas arguent que la propriété intellectuelle est bafouée pour contrer ces génériques.

Les médicaments, les vaccins rendent les labos bien portants ; certains diront que c’est une bonne chose. La Sécurité Sociale, elle, se porte de moins en moins bien.

Je sais ce qui ne va pas à la sécu. C’est l’adjectif « sociale » qui n’est pas approprié, c’est « has been! » dans ce monde capitaliste.

Un doc sur le Big Pharma de ARTE à voir sur ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/085428-000-A/big-pharma-labos-tout-puissants/ 

09 novembre 2020

S2E3 (Une histoire ordinaire!)

La pièce est sombre, lumière tamisée, genre pub anglais.
En entrant, à gauche un bar à l’ancienne court le long d’un mur de brique, dans le fond six à sept tables en bois cernées de chaises attendent le client.

Dans cette pénombre un visage rayonne, celui de violette. Ce n’est pas son prénom, on ne l’a jamais su, sa ressemblance avec la fraicheur d’une violette parsemée de rosée, surtout son parfum rappellent la fleur. Son visage respire le bonheur, souriant, il donne l’impression, peut être seulement l’impression, que la vie est facile avec ce genre de femme. On a envie de la serrer dans ses bras pour emporter un peu de cet effluve de bien-être. 
Elle s’affaire à laver les verres, briquer le percolateur où son visage se réfléchit, tout en jetant un œil aux derniers clients. 

Ces derniers sont attablés devant un verre vide, reportant le temps de rejoindre leur foyer, comme s’ils voulaient garder un peu de la chaleur du moment.
Attablés pas tous, à un bout du zinc un jeune homme, le nez dans son bock, semble réfléchir. Un homme qui ne dit rien mais dont toute une vie bouillonne à l’intérieur. Il joue avec la mousse sur le verre, la déposant en tournant ce dernier et la laissant descendre lentement rejoindre le liquide. Il est accoudé là, pourtant il est à des années lumières de ce lieu.

Tout en travaillant Violette lance un regard à ce garçon taciturne. Damien, d’un abord pas facile,  retient son attention, un air de se dire « en grattant un peu ! ».

Damien vient de finir de traire ses vaches et comme tous les soirs il va au village chercher un peu de confort, de réconfort. Il descend le chemin, son chien sur les talons, la tête baissée comme comptant les pierres. Depuis le décès de sa copine, il a changé, la vie n’a plus de sens, du moins le même sens. Il travaille machinalement, mange, dort ou essaie de dormir. Quelque chose est cassé, quelque chose d’indicible, de ténu mais une chose indispensable à une joie de vivre.
 
Lui et son chien Sam arrivent en procession à peu près à la même heure tous les soirs et violette guette la porte malgré elle.
 
Dans la pièce, la radio diffuse la voix éraillée de Janis Joplin, pleurant sur sa vie. Les mots sont chers dans ce lieu, un geste suffit pour se faire comprendre.

Son verre fini, Damien se lève en laissant son dû sur le comptoir et d‘un signe de la main salue l’assemblée. Son chien à la porte l’accueille d’un petit saut sur les jambes; l’animal a compris que l’ambiance n’est plus la même si bien qu’il ne part pas dans des effusions trop importantes il donne sa sympathie en douceur. Tous deux remontent le chemin au soleil couchant. La nature redonne la chaleur emmagasinée  dans la journée et une brise légère apporte des effluves d’herbe coupée. Un meuglement déchire le silence. Le soleil rouge sang repeint la nature avant que le nuit mange toutes couleurs. 

Dans le bar les hommes commencent à se lever se serrant la main, ils vont prendre eux aussi le chemin de leur maison. Ils jettent un dernier regard à Violette en lui souhaitant une bonne soirée. Cette dernière leur renvoie leur sourire à ramassant les verres. Le peu de ménage terminé, elle prend l’escalier de bois et rentre dans ses appartements au-dessus du bar.

C’est une écorchée vive comme Janis Joplin, elle a parcouru le monde avec des hippies, vivant en communauté, passant par toutes sortes d’épreuves, d’expériences ; sexualité, drogue, mendicité.
 
En pensant à Damien elle se met à espérer une nouvelle vie.

08 novembre 2020

S2E2 (Anticipation pas réaction!)

Neuvième  jour de confinement.

Gouverner c’est prévoir, phrase banale à la répéter sans arrêt, il faudrait en faire une maxime, un devoir pour qui veut mener un pays.

Ne pas gérer dans l’urgence. 

Il est important de créer des plans pour prévoir des catastrophes, il est vital en période calme, d’établir des règles à respecter et observer en cas de crise, épidémies, catastrophes. Établir un  mode d’emploi à suivre le jour où la crise arrive.

Il avait été établi sous Chirac, par Doust Blazy, un plan pour contrer une épidémie possible. Tout ou presque avait été prévu, la gestion des aéroports, fermeture des lignes, confinement des voyageurs ; la gestion de masques fabrication et approvisionnement  et surtout les tests des personnes, l’isolement et les premiers soins (anti viraux, Hydroxychloroquine).

Je ne sais pas dans quelle poubelle ce rapport à atterrit. Dommage !

Ce genre de plan permet l’anticipation et non la réaction, il faut avoir un temps d’avance afin de travailler sereinement sans partir dans tous les sens. 

Un ordre chronologique des choses, chacun sachant ce qu’il a à faire et s’il y a lieu  une réadaptation pour rectifier le tir. Il est rassurant de savoir qu’on a le temps pour soi, que l’on peut lancer des procédures tout en faisant de l’information.

Dans un monde idéal tout le monde suivrait facilement les directives s’il voyait les gouvernants maitriser un temps soit peu les problèmes, s’il était informé du déroulement des événements.
Les choses seraient plus simples aussi pour les responsables, ils se sentiraient suivis et agiraient dans une ambiance favorable.

Le monde idéal n’existe pas, il faut essayer de s’en approcher. 

L’anticipation et non la réaction.


S5E6 (Peur vs raison!)

 Un Énarque fait 5 années de droit, et tout le reste de travers. Cette citation de Coluche est à bon escient. Ajoutez-y un peu de corruption...