24 novembre 2020

S4E4 (Le bonheur?)

  Que veux-tu faire plus tard ? C’est la question que l’on nous posait souvent étant ados. Je ne savais pas quoi répondre n’ayant pas d’envie et pensant que travailler n’était pas une fin en soi. Jamais je n’ai pensé à dire « être heureux !». Ce n’est pas normal l’important dans une vie c’est quand même se souhaiter le bonheur.

Pourquoi ne pas avoir eu cette utopie, ce rêve d’un parcours heureux ou l’objectif d’y arriver. Une éducation judéo-chrétienne y est pour quelque chose. Allant à la messe, au catéchisme je n’ai jamais entendu parler de bonheur ou peut être me suis-je endormi à ce moment là. J’ai plutôt entendu parler de péché, de confession, de repentir. Pas très positif!

La religion n’explique pas tout certainement. L’éducation, le contexte aussi peut-être.

Si je parle de cela aujourd’hui, c’est parce que je suis tombé sur un doc de Arte : « Comment être heureux dans un monde en ruine ? »

Il était important dans mon temps d’avoir une situation, de fonder une famille, le bonheur était secondaire et ne pouvait de toute façon se concevoir que dans un format particulier, le couple. L’argent, le bien être avaient pris le pas sur le bonheur. C’est le confort, la sécurité que l’on recherchait.

Aujourd’hui ce n’est plus le même contexte. La plus part des jeunes vivent dans la précarité. Ils n’ont pas cette notion de temps long. Temps que l’on avait dans un monde de plein emploi. Même diplômé cette génération ne peut pas se projeter dans le futur.

Alors les jeunes prennent le temps de savoir ce qu’ils aimeraient faire. Ils réfléchissent, ils savent que de toute façon ce vers quoi ils se dirigeront ne durera pas. Ils ont vu aussi leurs parents entrer dans une routine pas très enthousiasmante.

En fait la question  « Qu’est ce que tu veux faire dans la vie ?» devrait se poser autrement : «  Qu’est ce qui te rendrait heureux ? » Cela obligerait de se donner d’autres objectifs.

Il faudrait un ministère au bonheur, cela devrait être la priorité d’un gouvernement. Bien sûr il n’y a pas de règle pour arriver à cet état ou il y en a une pour chaque citoyen; mais en parler et essayer de l’obtenir devrait nous tirer vers cet idéal.

L’école même devrait pousser les écoliers à se préparer au bonheur.

Ce qui m’a interpelé dans ce documentaire, est le fait que je n’ai pas vu un jeune avec un portable, l’image d’Épinal. Ils me paraissent responsables. A la question « avez-vous de l’espoir ? » le type s’insurge : « tu ne devrais pas me poser cette question, si je n’ai pas d’espoir je suis fini ; alors oui j’ai de l’espoir ! »

Une image positive des jeunes ressort de ce film.


3 commentaires:

  1. Dans le même genre de question qui m'interpelle, il y a la question de se présenter aux autres. Qui suis-je ? Après avoir listé les informations présentes sur sa carte d'identité, la réponse est toujours le métier que l'on exerce.
    Nous sommes d'abord défini par notre métier, pas par nos émotions ou nos passe-temps.

    Par contre l'école ne nous apprend ni à découvrir notre voie, ni le bonheur. Le seul moment où les élèves peuvent être content (ils ne le sont pas tous), c'est à la récréation. À l'école il faut apprendre, par la force si nécessaire (par cœur) mais surtout ne pas donner un sens à ce que l'on fait.

    Les technocrates ne souhaitent pas que nous soyons heureux. Ils cherchent de la force de travail, que l'on fasse fonctionner la machine économique.
    Ce sont eux qui définissent ce que doit être l'école. Et dans leur programme, nulle mention au bonheur.

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  2. Je me suis creusée la cervelle pour savoir si le bonheur existe. J’ai même cherché dans le dictionnaire où il y a deux définitions : 1) état moral de la personne heureuse (un peu fumeux) 2) chance (un peu simplet). Pour moi, le bonheur ne peut être qu’une perception individuelle. Chacun aura sa propre sensation de bonheur. Cela nous ramène à la question : Le bonheur existe-t-il ? Si oui, qu’est-ce que le bonheur ?..... on tourne un peu en rond.

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  3. Ah j’oubliais comment se fait-il qu’on trouve parfois que c’était mieux avant ? On doit louper quelque chose. Peut être aussi que le bonheur c’est vivre sans regrets (j’aime bien cette dernière idée)

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