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09 décembre 2020

S6E5 (un monde en noir et blanc!)

 Quand on voit des images du début de vingtième siècle, elles sont en noir et blanc. La vie paraissait terne sans relief. Les gens habillés de noir semblaient tristes ; les paysages semblaient tous en hiver. Et puis la télé inventa la couleur, alors le feu d’artifice a commencé, les arbres étaient verts, la terre grise, rouge ou noire, l’océan bleu etc. On pouvait se dire que la grisaille s’évaporait et que désormais nous vivrions dans un monde nouveau.

Mais voila la technologie avait fait un pas, pourtant les hommes en étaient resté à ce contraste de noir et blanc. Martin Luther King avait beau faire des rêves, il n’arrivait pas à les faire accepter. Le monde américain avait mal à sa différence.

Les blancs, forts de leur expérience face au indiens, ne voulaient pas céder un bout de terrain aux noirs. Pire que les échecs où les blancs ont l’avantage de commencer, des batailles, parfois sanglantes, se déroulaient dans les rues.

Le problème est de faire s’affronter des communautés entre elles, il faut descendre au niveau de l’individu. Si chaque communauté demande son bout de terrain, il y aura toujours bagarre. Alors comment descendre au niveau de l’individu ? Question difficile, l’école doit être un facteur d’intégration et de vivre ensemble.

Je me souviens qu’en maternelle,mon fils me parlait de son copain. Je lui demandais de me le décrire, il me donnait des caractères physiques, quand il me l’a montré je me suis aperçu qu’il était noir. Mon fils n’avait jamais utilisé la couleur pour me le décrire.

Quand est-ce que l’enfant découvre cette différence ?

Je pense que c’est justement la société qui lui fait découvrir cette différence. Si l’enfant se sent lésé, mal aimé ; il va se retourner vers sa « communauté » qui,elle, utilise la couleur pour se dissocier des autres.

Tout individu est repérable par des caractéristiques qui lui sont personnelles, donc différentes des autres, ces différences sont plus ou moins visibles mais chacun peut avoir à les supporter. En arrivant au collège privé, étant fils de paysan, je subissais un racisme de classe face aux fils de bourgeois; c’est la première fois que j’étais confronté à la différence. Je me suis dit qu’il fallait que j’accepte ma condition car elle était actée et ne pouvait rien y faire. De plus j’avais le libre arbitre de mes pensées et ces petits bourgeois ne pensaient pas par eux-mêmes mais singeaient leurs parents.

Mettez des gens sur un banc et demandez à quelqu’un de désigner une personne, il dira, ce gros, ce petit, ce grand ; ce roux, ce blond ;  ce noir ou même ce blanc s’il n’y en a qu’un seul. Tout individu est incorporé à un groupe malgré lui.

Chacun doit accepter sa différence, je n’aime pas moi-même être désigné comme appartenant à une communauté, cela m’emprisonne dans des frontières et je veux me sentir libre. Nous ne devons nous intégrer que dans la société et non dans un groupuscule quel qu’il soit.

En  aucun cas je ne n’affirme que, pour certaines différences, comme la couleur de peau c’est aussi simple, mais le fait de se voir individu dans un monde multiple aide à s’intégrer. Je n’ai pas la prétention de résoudre le racisme, il sera toujours d’actualité. Il faut essayer de le vivre en faisant comprendre aux autres que l’on peut le surmonter.

Le monde n’est pas noir ou blanc, il est gris. Je l’aurais voulu coloré.



S7E3 (Le Confinement 2 est mort!)

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