04 décembre 2020

S5E7 (La cinquième en mauvaise état!)

 La cinquième république va, avec VGE, être enterrée. Nous basculons vers une république bananière. Bien que ce ne soit pas le fruit local. On aurait pu penser que cet adjectif ne soit attribué qu’à des pays ne connaissant pas la démocratie.

Bientôt plus d’assemblée, plus de sénat. 

Bon comme d'habitude, je m'emporte et exagère. Mais quand même.

L’article 24 de la loi de la sécurité globale, ne passe pas par le circuit normal. Le gouvernement va essayer des chemins détournés pour le faire accepter.

Petit rappel de la cinquième république sur le parcours d’une loi.

Le gouvernement propose une loi, c’est le  projet de loi ; une loi peut être aussi proposée par un député c’est  une proposition de loi. Pour faire court, une commission du parlement étudie le projet de loi le faisant évoluer avec des amendements. Ce texte est proposé aux groupes du parlement qui vont s’exprimer sur ce projet, le critiquer; le gouvernement va leur répondre. Les amendements sont soumis au vote des députés. Puis le texte validé va partir au sénat ; il y aura une navette Assemblée/Sénat jusqu’à accord.

Dans notre cas ci-dessus, le texte est à l’étude au sénat en ce moment. Le contexte des violences policières et le mécontentement de la population fait dire au premier ministre qu’il va modifier l’article 24. Le texte a été écrit par le parlement, il n’a pas la main dessus, de plus on ne peut modifier un texte alors qu’il est en lecture au sénat.

Donc une mainmise sur les assemblées est faite par le gouvernement. Ce dernier aimerait bien voter les lois lui-même, ce serait un gain de procédures et d’ailleurs les députés ne sont pas des flèches. On perd du temps.

Nous arrivons au paroxysme de la cinquième république, surtout depuis le quinquennat où les élections législatives suivent immédiatement l’élection présidentielle. Une majorité est ainsi obtenue par le Président de la république, ce dernier à tout pouvoir. Un régime avec un président qui a tout pouvoir est un régime autoritaire pas démocratique. Bien sûr l’opposition peut critiquer, faire de belles envolées lyriques ; en fin de compte les lois seront votées.

Seule, alors, la rue et dans le cas dont on parle les médias peuvent peser sur cette  mainmise de ce pouvoir.

Dans le cas ci-dessus c’est à la liberté que l’on s’en prend, plus de possibilités de filmer et rendre compte de violences policières.

Depuis les attentats puis avec la Covid des lois liberticides sont à l’étude. Les lois d’urgence se succèdent et à jamais resteront. Il est important de contrer ce genre de lois car revenir en arrière sera compliqué. Macron vire à droite toute. Il est important pour lui que son autorité ne soit pas remise en cause.

La cinquième république est à bout de souffle, elle est, comme le malade de la Covid, sous assistance respiratoire.

1 commentaire:

  1. Très bonne explication. On comprend bien que l’on nous prend de plus en plus pour des C....s. En effet la Covid a bon dos pour faire preuve d’autoritarisme et la peur empêche le commun des mortels de réfléchir, de se révolter. On pousse tout le monde vers une pensée unique : « Il ne faut pas que j’ai le Covid » alors on ne pense plus qu’à ça. Le gouvernement en profite pour vous donner une carotte pour mieux faire passer le coup de bâton. Mais qui prendra la décision de la VIème république et qu’est-ce que ça nous réserve ? Elle ne se devrait être que pour la sauvegarde de la planète afin que nous puissions vivre mieux. Adieu le profit.

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