14 décembre 2020

S7E3 (Le Confinement 2 est mort!)

Le confinement 2 est mort! Vive le confinement 3 !.

Il est évident que nous allons vers un troisième confinement. D’abord le mot confinement devient dévoyé. Le premier était strict et respecté, comme si les citoyens voulaient savoir comment cela se vivait, plutôt une curiosité. J’ai été surpris par le respect des consignes, comment on peut mener un peuple à s’enfermer chez lui. Dans un pays autoritaire je ne me serais pas posé de question, mais là, une démocratie!

Mon voisin me disait : « le plus difficile est quand je me ballade avec ma femme, se ternir à 1m50 de distance pas simple ! »  Oui ! Mon voisin respecte « aveuglément » l’autorité. Je lui avais répondu qu'il avait bien un décamètre chez lui. Circonspect mon voisin resta bouche bée, faut dire qu'il ne comprend pas l'ironie.

Je me suis souvent posé la question des pouvoirs sur un peuple. Comment un dictateur arrive à museler ses citoyens, à les mettre sous cloche. Bien sûr on me rétorquera que le dictateur à la force, l’armée, la police ; mais le peuple, il a le nombre et pourtant ! Parfois, comme en Allemagne en 1932 la majorité suit de fait le dictateur. Parfois aussi les dictateurs sont soutenus par des puissances étrangères dites démocratiques. En pensant à mon voisin je me dis que j'ai peut être une partie de la réponse.

Mais baste des questions philosophiques ici, bien que cela soit intéressant.

Le deuxième confinement, lui, a été aménagé, plus light pour que les citoyens ne soit pas intoxiqués par le sucre du pouvoir. On était donc confiné, mais il fallait sortir pour travailler ; confiné mais sortir pour consommer ; l’économie surclasse la démocratie et la santé. Il est vrai qu’il faut que le moteur tourne. Peut être qu’il faudrait changer de moteur ! Changer le carburant de la machine économique, mieux changer la machine elle-même, ou alors changer les pilotes peut être ? Là je suis parti loin au pays de l’utopie.

Voila deux confinements et on ne sait pas trop quoi en conclure. Le virus est toujours là, tapi dans les corps contaminés. J’espère que des explorations, des études, des stats seront faites pour l’avenir. Qu’est ce qui a été bon, quelles mesures pourra-t-on garder pour une épidémie à venir? Je ne veux pas être trop critique sur la gestion car comme je le disais on ne maitrise pas grand chose. Je reste critique sur le début où on nous mentait éhontément, on nous méprisait même. Là encore ces mensonges, cette morgue ne seront pas retenus dans l’histoire. Bizarre quand même que Macron soit plébiscité par plus de 40% des jeunes. Il y a encore à faire. Peut être changer les statisticiens aussi ? « y a du boulot ! » comme dirait mon voisin.

Le confinement se termine, je m’étais dit que je m’obligerais à faire un billet tous les jours. C’est prenant mais pour qui veut essayer, c’est passionnant de réfléchir sur les temps que l’on vit. Sans prétention surtout, classer ses idées, se renseigner et en sortir une réflexion. Quand on écoute les éditorialistes des mainstreams il n’y a pas de complexe à avoir de donner son point de vue.

Je continuerai comme d’habitude à écrire car c’est un moteur (non économique !)  pour moi, sur un rythme moins soutenu. Jusqu’au prochain confinement.

Merci à ceux qui m’ont suivi.

13 décembre 2020

S7E2 (Humanité!)

 « J’espère que le monde se souviendra que l’industrie pharmaceutique et les laboratoires auront sauvé le monde. »

Voilà formidable ! Cette phrase je viens de l’entendre de la bouche d’expert en pharmacie. Merci à eux.

Ces entrepreneurs ne sont pas philanthropes. Ils font des profits sur le dos des contribuables mais faut pas le dire. Ils vont faire fortune avec ces vaccins qu’ils ont développés grâce aux aides des états, c’est normal ils sauvent le monde. En fait ils ne font que leur travail, comme l’agriculteur qui fait pousser des produits pour « sauver le monde ». Ce qu’il manque à ces gros groupes c’est un peu, juste un soupçon d’humanité.

Humanité n’est pas compatible avec économie.

Avoir de l’humanité, c’est avoir de la compassion pour ses semblables, c’est porter aide à ceux qui en ont besoin. En fait, faire preuve d’humanité c’est aimer les autres.

L’amour n’est pas compatible avec le profit.

Ces grands groupes qui mènent le monde, faute de l’aider veulent se blanchir en se montrant les nouveaux chevaliers nous protégeant. Ce n’est qu’une fable pour le coup que l’on va essayer de nous vendre, une petite musique que j’entends de la part des médias nous vantant le mondialisme et le libéralisme. Sans eux nous n’aurions pas de vaccin nous disent-ils.

Libéralisme n’est pas compatible avec Solidarité.

Ceux qui sauvent le monde ne sont pas de leur monde justement. Ce sont ces petites mains, ces bénévoles, ces médecins, infirmiers qui ont une haute opinion de leurs emplois, leurs services et leurs aides, Ces gens ne confondent pas aide et profit.

Je n’ai jamais compris pourquoi l’état n’a pas su garder des labos, des chercheurs nationaux. Ce sont les contribuables, donc l’état qui gèrent la santé, en partie gratuite. Pourquoi sommes-nous obligés d’engraisser des Bigpharma ? Pourquoi sommes nous obligés d’acheter ces vaccins chers ? Le deal n’est forcément pas en faveur du client, notre système de santé se veut le moins cher possible et nous achetons au prix le plus élevé. Cet argent aurait pu servir à des laboratoires d’état, sauvegardant l’emploi et permettant un système de santé accessible à tous.

Mondialisme n’est pas compatible avec Humanisme.

Les énarques que l’on forme sont incapables de gérer des entreprises d'état et laissent alors le privé entrer dans des secteurs que je dirais régaliens. Il est vrai que le privé est plus performant que la lourdeur administrative. Mais petit à petit nous cédons des parts de notre pourvoir citoyen à des personnes, des groupes de plus en plus avides et n’ayant aucune humanité. Il arrive même que nous sommes obligés d’aider ces groupes quand ils gèrent mal leur entreprise comme les banques en 2008.

Dans le cas de la COVID nous donnons de l’argent à ces grands groupes pour qu’ils « sauvent le monde » qu’ils sauvent leur monde.

Nous contribuables faisons preuve d’humanité en aidant ces entreprises. J’ai peur surtout que nous faisions preuve de naïveté et de bêtise.  

 

12 décembre 2020

S7E1 (Garder le cap!)

   Gouverner c’est mener un bateau à l’aide d’un gouvernail.

Le gouvernement ne gouverne pas, il pilote à vue. Castex est sur la proue du bateau France, la main en visière, il navigue entre deux eaux. Le cap, il n’y en a plus, on évite les écueils au fur et à mesure du'ils se précisent.

Bon, quelque fois il descend de son mat pour nous dire où on va. « Droit devant dit-il !  Sauf ! sauf s’il y a un iceberg, un rocher alors on le contourne. On garde le cap sauf … en fait,  on en arrive à tourner en rond.

Hier il nous dit « On va rouvrir les salles de ciné », puis aujourd’hui, fier comme Artaban, il annonce « les salles n’ouvriront que dans trois semaines ». Ce ne sont que des effets d’annonce ; au début cela peut calmer les gens mais à la fin cela ne peut que les contrarier. Pourquoi dit-il dans trois semaines alors qu’il n’en sait rien du tout. Ben, il le dit car il veut garder, faire croire tout du moins qu’il a le contrôle. Bien sûr il ne contrôle rien du tout. C’est toujours la même chose on ne peut pas dire je ne sais pas. Il n’y a pas de honte à ne pas savoir, une fois constaté le manque d’expérience, on se réunit ensemble et on trouve des solutions.

L’incompétence, c’est se cacher qu’on ne sait pas !

Un directeur de salle ne travaille pas au jour le jour, il doit savoir quel film il met à l’affiche, faut qu’il discute avec les producteurs ; lui ne peut naviguer à vue. Alors doit-il se mettre au travail pour dans trois semaines ? Et  s’entendre dire ce jour là, ben ! Que ce n’est pas pour aujourd’hui.

J’aimerais savoir s’il y a des lobbies qui pèsent sur les décisions du gouvernement.  Les grosses entreprises ont un pouvoir c’est sûr, les hyper marché n’ont pas fermé de l’année, on fait tout pour que les gens aillent travailler, le métro est moins dangereux qu’un musée.

Surtout là-haut on se dit que les gens n’ont pas besoin de culture, de loisirs. Ils se disent que le peuple a ce qu’il veut avec Netflix, Amazone  et Google. Là encore ce sont des lobbies qui n’ont pas besoin d’ harceler les dirigeants car ils sont là de fait.

Bien on va donc passer le réveillon devant la télé. J’espère que Macron ne viendra pas au milieu de ma série pour me dire que cela ira mieux l’année prochaine. Je peux lui écrire son discours même si je n’y crois pas, comme lui non plus d’ailleurs.

Alors l’année qu’il nous a souhaité bonne va se terminer. Faute de réveillon, on pourrait dire que 2021 sera plus tard, le 1er janvier en Juillet par exemple se serait plus sûr.

Restons positif,  « Demain sera mieux ! » on peut se le dire tous les jours, ça ne coûte pas cher.

Vivement demain!

11 décembre 2020

S6E7 (Une fable?)

 Il était une ferme tranquille dans la vallée. Le fermier était content son petit cheptel rapportait. Dans la basse cour les poules produisaient. Tous les matins le fermier n’avait qu’à ramasser ses œufs frais. Tout allait dans le meilleur des mondes

Un jour, un voisin du fermier lui remit un paon pour l’avoir aidé à rentrer sa récolte. Le paon pris place dans la cour de la ferme, paradant, et snobant les habitués, faisant la roue devant les animaux médusés.

Le paon décida se s’occuper. Il alla voir le fermier et lui dit « si tu me donnes tout le grain, je ferais en sorte que les poules donnent plus d’œufs. » Le fermier crédule et vénal lui laissa la main mise sur la basse cour. Le Paon dit aux poules : "C'est moi qui donnerai le grain maintenant, plus vous pondrez  plus vous aurez du blé". Les poules éblouies par les couleurs de la queue en roue du Paon se rallièrent à ce nouveau venu, même le coq entre dans la cour du nouveau chef

Le Paon amassa le grain pour lui et sa propre cour. Il en avait de plus en plus besoin pour ses amis et courtisans. Il distribuait donc les miettes aux poules qui périssaient. Ces dernières moins bien nourries produisaient moins d’œufs. Le fermier dit au paon « je te donne de plus en plus de blé et il y a de moins en moins d’œufs » Sous le courroux du fermier le paon trouva la solution, il alla à l’usine d’à côté où les poules étaient en batterie, il échangea du blé contre des œufs bon marché ce qui lui permit de faire des économies de grain.

Les poules du fermier crevant de faim devinrent  malades et moururent. Le paysan trouvait que ses œufs étaient de moins en moins bons. Ne comprenant pas que tant de blé donne des produits de moins en moins acceptables, il retourna voir le Paon. Ce denier lui déclara qu’il n’avait plus besoin de poules, donc plus besoin de ferme.

La ferme mourut et le fermier mit la clé sous la porte.

Le paon et sa cour allèrent prospérer dans une autre ferme.

Moralité:  Quand dans votre ferme tout se passe bien, n’écoutez pas un beau parleur, bien costumé qui ne vient que pour profiter de vous.

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est réelle.

Cette histoire a été sponsorisée par Monsanto. Monsanto booste vos taux. Avec Monsanto vous mourrez bientôt. Ce dernier slogan  est moins porteur, plus subversif. N’en tenez pas compte!.

Ce qui n’est pas dit dans l’histoire. Le fermier qui donna le paon à son voisin avait soupçonné le problème. Comme quoi des voisins se débrouillent parfois mieux.

Moralité : Il n’est pas bon d’être naïf, Vous pouvez le payer cher.

10 décembre 2020

S6E6 (Routine!)


 Paul prend le métro comme d'habitude, il est ailleurs, comme d'habitude aussi, présent en corps et en espace mais son esprit vagabonde.

Ce matin son réveil lui a distillé une musique:  "Ton histoire" d'Isabelle Boulay; ce n’est pas tellement son genre de musique, pas du tout même, mais cette voix chaude, cet accent, le souvenir qu'il a de la chanteuse rousse. Il soupire et tombe sous son charme. Il sait que cet air va le hanter une partie de la journée.  Il sait aussi que tout est question de contexte, surtout la musique, elle véhicule des embolies de sentiments, plus tard cela se transformera en souvenirs. Le décalage est énorme quand il pose son regard sur ces collègues de voyage.  Que pensent-ils eux? Ont-ils un refrain dans la tête? Des souvenirs. Il lève la tête et s'attarde à regarder ses voisins.

Le jeune cadre dynamique, costard cravate, tiré à quatre épingles. Son attaché case en accord avec sa montre et sa gourmette. Les cheveux gominés, les souliers cirés. Brillant à l'intérieur comme à l'extérieur. Il est déjà dans son job et  son regard vous snobe.

La femme qui se maquille plus chez elle, pas encore au travail. Elle prend l'espace temps, elle gomme, elle aplanit les rides de la nuit. Encore un peu de mascara, le miracle s'accomplit, elle rayonne. Elle peut affronter le monde des affaires.

Cet adolescent, le casque sur les oreilles, les yeux roulant sur sa petite console, il ne vous remarque même pas, vivant dans son monde virtuel. Il bat le rythme de sa musique avec sa tête, pianotant sur son engin comme s'il inventait la mélodie qu'il écoute. Il repartira sans laisser de trace.

Ce clochard qui en 2 minutes vous raconte sa vie, ses malheurs, sa haine de la société. Discours auquel il ne croit même plus. Il quémande, fait l'aumône vous tendant la main, passant sans s'arrêter. Une pièce par ici un ticket par là, son maigre butin lui fera espérer un jour meilleur.

"Ce monde souterrain, nouvelle génération de taupes nous sommes!" pense Paul.

Et son refrain lui hante sa mémoire.
Il voudrait, il en a besoin. Besoin de s'évader, de se dire ce n'est pas ma station mais je sors, je quitte ce monde monotone pour mon imaginaire.

Puis, d'un coup au signal sonore, Paul se lève, saute la porte, fait le pas en quelque sorte. Le pas, le seul celui qu'il fallait oser, celui qui va le guider, l'emmener vers un monde. Un autre monde.
Il se retrouve seul sur le quai voyant ce long serpent de métal se fondre dans la nuit. Il est abasourdi d’avoir osé , hésitant un instant; une petite voix, celle de la raison, penseront les timorés, lui dit: "Attend le prochain tu pourras te remettre sur les rails de ta vie". Mais Paul ne l'écoute pas il sait que c'est le moment, jamais il n'aura plus d'occasions si belles, jamais plus il n'osera donc c'est maintenant. 

La vie ne le poussera plus, c'est lui qui bousculera sa vie.

Un jour nouveau se lève en gravissant les marches, Paul se redresse, déchargé d'un fardeau invisible. Le poids des ans évidemment mais aussi le poids de la routine. Il se sent léger mais inquiet un peu, c'est vrai il a osé, le premier pas il l'a fait, mais il faut que d'autres suivent pour avancer dans son nouvel environnement.

D'abord se dit-il  prenons l'espace temps, plus cette contrainte; c'est déjà une grande liberté même si les habitudes étaient confortables en ce sens qu'on n'avait qu'à se laisser porter. Il décide donc de s'asseoir sur un banc public dans le square proche, c'est le printemps et les oiseaux sont déjà à leurs bavardages, leurs constructions et leurs amours; ce petit monde grouille pour qui veut les entendre, l'oreille peut être sélective, un petit effort et les bruits de la rue s'estompent laissant la place à ces sifflets et autres piaillements de moineaux.

Les arbres finissent de sécher leurs feuilles fraiches de rosées aux rayons du soleil naissant. Un air de fête envahit notre spectateur, il se remémore la chanson de Trenet :"Je chante".
Les gens pressés le regardent d'un air inquiet, troublant leur routine.

Ils n'aiment pas, les gens, qu’on s'arrête, essayez de vous arrêter sur un trottoir pour regarder un nuage rouler dans le ciel, on va vous apostropher, sans vous parler bien sûr, des réflexions vont fuser. Comme quoi vous empêchez les personnes de vaquer, de courir à leurs occupations, leurs obligations.
Obligations surtout, sinon ils seraient plus à l'écoute.

En face, un bruit l'interpelle, il vient de la boutique florale ;  un pot est tombé et les fleurs reprennent leur liberté sur ce macadam hostile. Paul se précipite, il commence à ramasser et former un bouquet anarchique; lorsqu'il lève la tête et tombe nez à nez avec une beauté. Un visage rayonnant le bonheur, lui sourit, un peu inquiet. Une chevelure de feu enflamme ce visage qui vous mange de ses yeux verts.

« Juste ces fleurs... tombées ... je ramassais; bredouille t'il !
 - Merci, ce n'est pas grave dit-elle en souriant, je vous remercie. »
 Paul, voit ce visage s’illuminer et reste bouche bée, les fleurs pendant au bout de son bras, il reste ainsi un bon moment jusqu'à ce que
 - Ça va monsieur? Venez, rentrez un peu vous reposer.
 Il l'a suit dans l'arrière boutique ou un petite table trône au milieu de la pièce, une gazinière dans le coin, coincée entre un petit frigo et une étagère. Il s’assit sur la chaise que lui présente la jeune femme.
 - Je m'appelle Véronique, Véro pour les proches.
 - Bonjour! Moi c'est Paul, excusez moi pour le dérangement!
 - Le dérangement? Mais non c'est moi qui vous invite, je vous offre à boire? Vous m'avez l'air de sortir d'un rêve ça va?
 - Oui merci, juste un peu déboussolé.

Maintenant ça va !

09 décembre 2020

S6E5 (un monde en noir et blanc!)

 Quand on voit des images du début de vingtième siècle, elles sont en noir et blanc. La vie paraissait terne sans relief. Les gens habillés de noir semblaient tristes ; les paysages semblaient tous en hiver. Et puis la télé inventa la couleur, alors le feu d’artifice a commencé, les arbres étaient verts, la terre grise, rouge ou noire, l’océan bleu etc. On pouvait se dire que la grisaille s’évaporait et que désormais nous vivrions dans un monde nouveau.

Mais voila la technologie avait fait un pas, pourtant les hommes en étaient resté à ce contraste de noir et blanc. Martin Luther King avait beau faire des rêves, il n’arrivait pas à les faire accepter. Le monde américain avait mal à sa différence.

Les blancs, forts de leur expérience face au indiens, ne voulaient pas céder un bout de terrain aux noirs. Pire que les échecs où les blancs ont l’avantage de commencer, des batailles, parfois sanglantes, se déroulaient dans les rues.

Le problème est de faire s’affronter des communautés entre elles, il faut descendre au niveau de l’individu. Si chaque communauté demande son bout de terrain, il y aura toujours bagarre. Alors comment descendre au niveau de l’individu ? Question difficile, l’école doit être un facteur d’intégration et de vivre ensemble.

Je me souviens qu’en maternelle,mon fils me parlait de son copain. Je lui demandais de me le décrire, il me donnait des caractères physiques, quand il me l’a montré je me suis aperçu qu’il était noir. Mon fils n’avait jamais utilisé la couleur pour me le décrire.

Quand est-ce que l’enfant découvre cette différence ?

Je pense que c’est justement la société qui lui fait découvrir cette différence. Si l’enfant se sent lésé, mal aimé ; il va se retourner vers sa « communauté » qui,elle, utilise la couleur pour se dissocier des autres.

Tout individu est repérable par des caractéristiques qui lui sont personnelles, donc différentes des autres, ces différences sont plus ou moins visibles mais chacun peut avoir à les supporter. En arrivant au collège privé, étant fils de paysan, je subissais un racisme de classe face aux fils de bourgeois; c’est la première fois que j’étais confronté à la différence. Je me suis dit qu’il fallait que j’accepte ma condition car elle était actée et ne pouvait rien y faire. De plus j’avais le libre arbitre de mes pensées et ces petits bourgeois ne pensaient pas par eux-mêmes mais singeaient leurs parents.

Mettez des gens sur un banc et demandez à quelqu’un de désigner une personne, il dira, ce gros, ce petit, ce grand ; ce roux, ce blond ;  ce noir ou même ce blanc s’il n’y en a qu’un seul. Tout individu est incorporé à un groupe malgré lui.

Chacun doit accepter sa différence, je n’aime pas moi-même être désigné comme appartenant à une communauté, cela m’emprisonne dans des frontières et je veux me sentir libre. Nous ne devons nous intégrer que dans la société et non dans un groupuscule quel qu’il soit.

En  aucun cas je ne n’affirme que, pour certaines différences, comme la couleur de peau c’est aussi simple, mais le fait de se voir individu dans un monde multiple aide à s’intégrer. Je n’ai pas la prétention de résoudre le racisme, il sera toujours d’actualité. Il faut essayer de le vivre en faisant comprendre aux autres que l’on peut le surmonter.

Le monde n’est pas noir ou blanc, il est gris. Je l’aurais voulu coloré.



08 décembre 2020

S6E4 (La photo ratée!)

 Dans un blog précédent je parlais de mon voyage en inde où j’avais vu des enfants travailler.

Lors de ce voyage, j’ai raté La Photo.

 Aimant cet art, je me balade souvent avec mon appareil, bon appareil. J’ai d’ailleurs pris des centaines de photos pendant ce séjour. Il est vrai qu’avec le numérique nos sommes moins avares dans le nombre de clichés. Je viens de l’époque de l’argentique où le fait d’utiliser la pellicule nous faisait faire attention, ne pas se tromper. J’aimais ce risque.

La photo je ne l’ai pas ratée, je ne l’ai pas prise. Pire !

Nous roulons dans la campagne et notre chauffeur nous dit devoir prendre de l’essence, une station se profile à l’horizon.

Nous stationnons sur un parking de terre battue, en pleine campagne. Vingt mètres plus loin, siège un bâtiment, un appentis, d’une largeur de 10 mètres complètement ouvert sur le devant. Un toit en pente vers le fond est soutenu à l’avant par des piliers en bois.

Au centre une paillasse rehaussée par de petits pieds permet à un homme de se reposer. A l’arrivée de notre chauffeur l’homme se lève, lui laisse la place et se dirige vers la gauche ou un coin bar fait de planches est installé. Tout à droite est un grand bidon accoté au pilier où une gouttière le remplit quand il pleut, l’homme vient y puiser un broc d’eau.

Nous habituant à l’obscurité du hangar, nous découvrons au fond un adolescent faisant sa toilette; avec son haut de pyjama il se lave la tête, se lisse les cheveux un bon moment. Il prend un verre au bar, l‘essuie consciencieusement avec ce qui lui servait de serviette, le remplit de thé et le tend à notre conducteur. Sur la droite une autre paillasse ou une forme prend vie, petit à petit nous devinons un  bébé qui s’éveille, il lève la tête puis entame sa gymnastique essayant de maitriser ses pieds à l’aide de ses mains. Une femme dans le fond fait bouillir une marmite sur un feu de bois.

Tout se passe dans un silence absolu on dirait une peinture du 18/19eme siècle, la lumière du matin renforce la couleur, un peu orangée. Un instant de vie complètement hors du temps. Aucuns signes de modernisme, si ce n’est le jeune homme qui enfile un jean.

Étrange de penser que tous les matins  je suis dans le métro et à des milliers de kilomètres une vie tout autre s‘éveille, il a fallu ce voyage, le désir du chauffeur et plein d’autres choses pour assister à ce spectacle. Des mondes parallèles se côtoient lors des voyages, mondes qui ne devraient pas se croiser.

La scène a un relief de crèche de noël avec ses personnages dont le bébé. Bien sûr les habitants de ce hangar sont loin de notre religion. Ce qui dénote pour ma part une éducation qui m'imprime des images.

Subjugué par cette scène, j’en oublie de prendre des photos. Ce n’est que dix km plus tard, que je me traite de tous les noms. J’avais raté la photo du siècle. Enfin pour moi.

Il ne me reste plus qu’une image furtive que me revient de temps en temps.

Que sont devenus ces acteurs? nul ne le saura et ce n’est pas le souci.

L’important est d’avoir vécu un moment unique avec eux.

Les autres photos sont ici : https://www.photosdenormandie.com/

07 décembre 2020

S6E3 (Temps sec, aride!)

 Aujourd’hui je suis sec. Pas comme le temps.

Sec, c’est être aride, un terrain ou rien ne pousse, du sable. Alors il faut creuser, pelleter cette poussière afin d’arriver à la source.

Une des sources dans mon cas est l’actualité. Là on a l’impression que l’on est en pause. La trêve de Noël en gestation. En fait l’actualité est dépendante de la volonté des journalistes. Mettez-les en vacances et la vie est calme dans un monde serein. Une lassitude compréhensible somme toute quand on parle de la même chose depuis le début de l’année. Les journalistes vont en perdre leur métier. C’est confortable de plus quand on n’a qu’à commenter, argumenter ce que nous disent les autorités ? Plus fatigante est l’investigation.

Nous sommes liés au bon vouloir des médias.

Ceci démontre que ce sont ces médias qui font l’actualité. Pour être bien informé il nous faut donc faire preuve de volonté pour aller chercher les infos sur d’autres supports que les Mainstreams. Si vous faîtes cet effort vous verrez une hiérarchie autre que ce que l’on nous sert. De temps en temps pointerons des révélations reprises sur les grandes chaines. Mais ces faits seront digérés, analysés, épurés et surtout orientés. Chose normal si nous sommes dans un journal d’opinion ; beaucoup moins quand c’est un média qui ne dit pas sa doctrine. Moins encore quand c’est un média public, payé par les contribuables.

J’écoutais une interview d’un cadre du RN ce matin. Le journaliste ne fait pas son travail, il débat avec l’invité, il a l’avantage de gérer les temps de questions et réponses et souvent conclut. Je ne suis en aucun cas proche de l’ancien FN, mais quand on l’invite, la moindre des choses est d’être impartial dans son attitude. C’est un insulte vis-à-vis de l’invité et surtout de l’auditeur, penser qu’il n’est pas capable de se faire une opinion. Prenez ce même interviewer avec une députée LREM et vous assistez à une connivence même une aide en apportant des arguments que la députée est incapable d’avancer.

Bon je radote, ce n’est pas la première fois que je critique ces « journalistes » mais il est important de pointer ces errances de la déontologie de  professionnels  qui se croient au dessus de l’opinion. Malheureusement la plus part des auditeurs  aiment ce qui est déjà à moitié digéré. Cela vient du fait que depuis trente ans, les gens revenant de leur travail dinent devant la messe du vingt heure, et, fatigués, ne cherchent pas à critiquer vraiment ce qu’on leur dit. Cette tendance décroit, les jeunes délaissent la politique et rare s’intéressent à l’actualité autre que celle qui les concerne vraiment.

Un individu dans la société doit être informé, il doit se tenir informé. Internet maintenant permet la pluralité. On ne devrait pas pouvoir voter sans être éduqué politiquement. Il suffit d’aller sur Youtube pour choisir et surtout croiser les infos pour se faire une opinion.  Les gens du pouvoir commencent à le comprendre, il est de moins en moins rare de voir ces chaines alternatives se faire censurer.

Est-il normal que Youtube et Twitter censure ? Je ne le pense pas il existe des lois permettant de contrer le racisme, l’appel au meurtre et autre soutient au terrorisme. Donc ces supports doivent respecter la loi et non s’inscrire en censeur. En aucun cas un algorithme doit nous filtrer l'information.

La liberté d’un peuple commence par la liberté d’être informé.

06 décembre 2020

S6E2 ( Là où il y a du rêve.)


Naveed à 10 ans, endormi sur sa couche, il est dans un autre monde, dans ses rêves. Sa mère le secoue : «  Il est six heures ! Dépêche-toi tu vas être en retard! ». Il se frotte les yeux pour quitter cet univers où il se sentait bien.

Naveed part au travail, il à une dure journée devant lui, dix heures de travail, il émet un petit sourire, dix ans, dix heures. Il connait le chiffre dix, il a été un peu à l’école, à peine deux ans mais ses parents sont pauvres et n’ont pas de quoi nourrir leurs trois enfants. Il travaille à la tannerie, avec plein de gosses comme lui, à journée entière il charrie les peaux, les mettant sur sa tête. Ces peaux sont lourdes et son cou lui fait mal ; parfois il plonge dans la piscine pour laver ce cuir encore plein de poil. Naveed côtoie aussi les produits toxiques qui sont déversés dans la rivière.

Ici on emploi des gamins car on les paie dix fois moins cher, décidément ce chiffre, une fixation.

Naveed ne se plaint pas, le soir il va voir son meilleur copain qui, lui, a la chance d’aller à l’école. Ce dernier lui raconte les histoires qui sont dans son livre.

Le vendredi, seul jour de repos. Naveed doit aller chercher de l’eau de plus en plus loin à cause de la pollution. Le reste de la journée il peut jouer.

Le rêve de Naveed est d’avoir des chaussures de foot. Ironie du sort, ces chaussures sont faites du cuir qu’il transporte toute la journée, pour l’instant il joue pieds nus.

La vie suit son cours chaotique, comme la rivière qui charrie les poissons morts.

Un jour, un homme vient les voir à leur lieu de travail, il leur dit qu’il faut qu’ils aillent à l’école. Ça, Naveed en était conscient, mais là où une lueur d’espoir apparait, c’est quand le type leur dit qu’il est là pour les aider. Ce dernier s’est mis d’accord avec leur patron pour les laisser une heure par jour aller à l’école.

Rejwan demande aux parents si Naveed pourrait seulement travailler le matin et aller à l’école après. Les parents rechignent, le père est vieux et fatigué. Après palabres et concessions la mère est d’accord.

Le rêve de Naveed commence à prendre forme, à l’école justement on lui montre des chaussures de foot et on lui apprend qu’elles sont faites du cuir qu’il travaille. Rejwan leur dit qu’il veut faire une équipe de foot. Naveed est ravi.

Combien d’enfants travaillent dans le monde, dans les mines, les usines, les tanneries. Certainement qu’en cherchant sur Google on peut trouver, je vous laisse chercher car c’est mieux que de ne lire qu’un chiffre probable qui ne veut rien dire si on ne le compare pas à d’autres. Mais la question qui tue est combien de Rejwan tous ces enfants rencontrent-ils, ça je ne pense pas que Google le sache. Je ne me hasarderais à en annoncer un chiffre, je pense que je serais même trop optimiste.

Je suis allé en inde en voyage, un jour voyant un enfant tirer une charrette de bon matin ; je me suis fait une réflexion : Quelle distance! des années lumières nous séparent. J’ai jugé qu’il faut que certains matins, je repense à ce garçon ne serait-ce que pour ne pas l’oublier.

Quand, petit, je me plaignais, ma mère disait qu’il y avait toujours plus malheureux que nous. C’était une phrase facile, pas très optimiste, d’ailleurs elle ne me consolait pas trop. Il vaut mieux tirer les gens vers le haut comme le fait Rejwan plutôt que de leur dire regarde plus malheureux que toi.

Les hommes sont égaux nous dit l’évangile, les enfants ne le sont déjà pas dans leurs rêves. Ils ne le seront jamais dans la réalité.

05 décembre 2020

S6E1 (L'eau vaut plus que l'or!)

 Jack ouvre la porte de sa maison. Dehors le soleil rouge commence sa journée, il va encore faire chaud. Il balaie sa ferme du regard, ne voit que de la terre rouge. Il n’y a pas si longtemps le vert dominait et les vaches commençaient leur travail de transformation de l'herbe en lait. La nostalgie n’a plus de place, aujourd’hui un commissaire priseur va venir vendre sa ferme. Les vaches, elles, sont déjà parties.

A plusieurs milliers de km, dans son bureau au sommet du building, Anton regarde le soleil dans air satisfait. Il surveille l’écran où les courbes évoluent en sa faveur; l’idée qu’il a eue est géniale.

Il y a quelques années de cela, des hommes en costard cravate sont venu voir Jack et ses voisins. Leur discours ressemblait à ça «  l’eau va devenir rare et elle est vitale pour vous. Le seul moyen de s’en sortir est de payer cette ressource. Nous avons eu l’idée de la coter en bourse. » Une rumeur s’élève dans l’assemblée. Le banquier continue : « le gros avantage pour vous est que si vous avez un excèdent vous pourrez le vendre, cela vous fera un deuxième salaire ». L’argument massue est tombé.

Depuis cinq ans, en Australie, l’eau est devenue comme le pétrole un produit boursier. L’eau était peu chère au début, mais les sécheresses se succédant , le prix a monté. Alors les paysans n’avaient plus assez d’eau, ils étaient obligés d’en acheter, le prix était de plus en plus élevé ; bien sûr ils n’avaient plus d’excédent à vendre. Petit à petit les paysans sont partis, laissant leurs terres à de grands groupes pouvant se payer l’eau. Il n’y a plus de vaches mais des amandiers à perte de vue.

En Californie depuis peu, l’eau devient aussi un produit boursier. Les investisseurs se sont dit que plus l’eau sera rare, plus elle sera chère donc elle vaudra plus que l’or. Des spéculateurs achètent des milliers d’hectares, non pas pour cultiver mais pour faire des profits sur le précieux liquide. La monoculture, moins couteuse en eau, prend la place des vergers plus gourmands. Des réunions sont organisées là aussi pour expliquer aux petits paysans que la cotation de l’eau est bien pour eux.

Les écologistes soutiennent les financiers, ils se disent que payer l’eau fera qu’on ne la gaspillera plus. Ils font des deals avec les investisseurs pour garder des lacs, des zones pour l’environnement. Des sanctuaires.

Bientôt l’eau ne sera plus accessible pour tout le monde, ceux qui ne paieront pas verront leur accès coupé. L’idée de faire de l’eau un produit boursier suit son chemin, au fil de l’eau, dans le monde. En Europe des lobbies commencent leur travail de sape; pour l’instant on résiste, pour combien de temps ?

Si on se projette dans le futur, on voit que ce système court à sa perte. L’eau sera de plus en plus chère. Si nous prenons le cas de la Californie, qu’est ce qui pourra se payer l’eau ? Ce sont des grosses agglomérations comme Los Angeles avec leur pourvoir d’achat et ce, au dépend des agriculteurs qui mettront la clé sous la porte.

Je pose la question avec quels produits Los Angeles nourrira sa population ?

Mais pour l’instant on s’en fout on fait de l’argent.

Que peut-on espérer de ces gens assis dans leur fauteuil regardant les courbes et analysant des tableaux Excel ? Rien. Ils ne nourriront, ne soigneront pas la population ; ils veulent gagner de l’argent et ne comprennent pas que tout le monde n’en fasse pas autant. On parle de théorie du complot mais le complot il est là, ce sont tous ces gens qui veulent amasser plus et pour ce faire sont prêts à éliminer tous ceux qui sont sur leur chemin. Le seul espoir est qu’ils s’éliminent entre eux. Mais il sera trop tard pour les autres.

Dans son bureau à Melbourne, Anton répond à un journaliste : « est ce que je suis satisfait du réchauffement climatique, des sécheresses ? Mais bien sûr ! C’est bon pour moi !  L’important c’est faire de l’argent !».

Un jour ils boursicoteront sur la vie des gens. La vie est-ce une valeur sûre ?

Bon moi, faut que j’arrête de regarder des docs sur Arte, ça me fout le moral dans les chaussettes. Je regarderai des docs animaliers maintenant genre la vie sexuelle des Orangs Outangs ; mais la camera zoomera et on verra apparaitre un braconnier avec son fusil à lunette et… .

Je ne voudrais pas être de ce monde.

 https://www.arte.tv/fr/videos/082810-000-A/main-basse-sur-l-eau/

04 décembre 2020

S5E7 (La cinquième en mauvaise état!)

 La cinquième république va, avec VGE, être enterrée. Nous basculons vers une république bananière. Bien que ce ne soit pas le fruit local. On aurait pu penser que cet adjectif ne soit attribué qu’à des pays ne connaissant pas la démocratie.

Bientôt plus d’assemblée, plus de sénat. 

Bon comme d'habitude, je m'emporte et exagère. Mais quand même.

L’article 24 de la loi de la sécurité globale, ne passe pas par le circuit normal. Le gouvernement va essayer des chemins détournés pour le faire accepter.

Petit rappel de la cinquième république sur le parcours d’une loi.

Le gouvernement propose une loi, c’est le  projet de loi ; une loi peut être aussi proposée par un député c’est  une proposition de loi. Pour faire court, une commission du parlement étudie le projet de loi le faisant évoluer avec des amendements. Ce texte est proposé aux groupes du parlement qui vont s’exprimer sur ce projet, le critiquer; le gouvernement va leur répondre. Les amendements sont soumis au vote des députés. Puis le texte validé va partir au sénat ; il y aura une navette Assemblée/Sénat jusqu’à accord.

Dans notre cas ci-dessus, le texte est à l’étude au sénat en ce moment. Le contexte des violences policières et le mécontentement de la population fait dire au premier ministre qu’il va modifier l’article 24. Le texte a été écrit par le parlement, il n’a pas la main dessus, de plus on ne peut modifier un texte alors qu’il est en lecture au sénat.

Donc une mainmise sur les assemblées est faite par le gouvernement. Ce dernier aimerait bien voter les lois lui-même, ce serait un gain de procédures et d’ailleurs les députés ne sont pas des flèches. On perd du temps.

Nous arrivons au paroxysme de la cinquième république, surtout depuis le quinquennat où les élections législatives suivent immédiatement l’élection présidentielle. Une majorité est ainsi obtenue par le Président de la république, ce dernier à tout pouvoir. Un régime avec un président qui a tout pouvoir est un régime autoritaire pas démocratique. Bien sûr l’opposition peut critiquer, faire de belles envolées lyriques ; en fin de compte les lois seront votées.

Seule, alors, la rue et dans le cas dont on parle les médias peuvent peser sur cette  mainmise de ce pouvoir.

Dans le cas ci-dessus c’est à la liberté que l’on s’en prend, plus de possibilités de filmer et rendre compte de violences policières.

Depuis les attentats puis avec la Covid des lois liberticides sont à l’étude. Les lois d’urgence se succèdent et à jamais resteront. Il est important de contrer ce genre de lois car revenir en arrière sera compliqué. Macron vire à droite toute. Il est important pour lui que son autorité ne soit pas remise en cause.

La cinquième république est à bout de souffle, elle est, comme le malade de la Covid, sous assistance respiratoire.

03 décembre 2020

S5E6 (VGE est mort!)

 VGE est mort. VGE cela me rappelle TGV. (Very Great Exposure)

J’écoute France Info et ne suis pas surpris du discours. On aime nous raconter de belles histoires, plus que l’Histoire elle-même. La mort il est vrai, lave plus blanc, elle arase toutes les erreurs de la vie, on peut comparer les personnes parlant du défunt à des avocats devant Saint Pierre pour une ouverture des portes au paradis. Là c’est pire les médias vont en faire des tonnes pour nous prouver que ces gens du pouvoir sont des héros.

Giscard était le plus jeune président, il a dépoussiéré un peu la présidence.

Bien qu’étant de droite, ce sont ses progrès sociaux qui parlent pour lui.

Le vote à dix huit ans, la pilule, le divorce avec consentement, l’augmentation du smic, la retraite à 60 et surtout la légalisation de l’avortement. Mitterrand, homme de gauche sera loin de faire mieux. Plus personne d’ailleurs ne fera autant de réformes, l’heure viendra à l’attentisme, au calcul pour une réélection.

Giscard est un président de septennat, il comprend qu’il peut faire des réformes au début avant de penser à la réélection. Un seul septennat permettrait à la France un redressement, il pourrait être fait de plans quinquennaux et le président n’aurait pas à penser à un autre mandat.

Giscard est le premier à utiliser la communication, il comprend que c’est important de soigner son image. Il fait du foot, il va manger chez les gens, il invite les éboueurs le 1er Janvier, lui qui est le type même du grand bourgeois, et il joue de l’accordéon. Le peuple aime que leur président lui ressemble. Ce n’est qu’une façade.

Passons au côté plus sombre maintenant. Giscard est un énarque, économiste de plus, il va penser à la finance, donc aux financiers, aux banques. C’est un peu le père de l’euro, pas la meilleure des choses (avis personnel qui n'engage que son auteur).

Il est l’homme des affaires aussi:

L’affaire des avions renifleurs, eh ! Oui faut le faire comme titre. Pour en connaitre plus allez sur le net.

Les diamants de Bokassa même si au fond je pense qu’il s’est fait avoir avec une cabale montée de toutes pièces par ses ennemis. C’est toute fois une amitié avec un dictateur africain, VGE est dans la France-Afrique,  encore un soupçon de colonialisme.

Plus grave est l’affaire Boulin, grand ministre qui faisait de l’ombre aux prétendants au trône. On le trouve mort, noyé dans trente centimètres d’eau, on conclut rapidement au suicide. La lumière ne sera jamais faite bien que les enquêtes se succèdent. Avec la mort de VGE peut être saura-t-on la vérité. Le pouvoir peut tuer.

Outre les affaires, le côté sombre de Giscard est de défendre la peine de mort, il déclare que lui, président, la peine capitale ne sera pas abolie.

Le pire dans cette histoire est qu’en tant que président il a le pouvoir de gracier. Là, il décide de tuer Christian Ranucci , l’affaire du pullover rouge. Un film à décharge de Ranucci est sorti en 1979 malgré plusieurs tentatives d’interdiction de la part du pouvoir. Ce film montre la « légèreté de l’enquête », la pression sur la police pour trouver un coupable rapidement et l’acharnement sur le premier suspect. Giscard aurait au moins pu commuer la mort en une peine à perpétuité, permettant une révision du procès. Faut dire aussi qu'une foule réclamait la mort de Ranucci. Peuple suiveur, foule assassine.

L’Histoire va nettoyer tous ces petits « inconvénients » qui salissent une carrière.

Giscard aura été à la charnière de deux mondes, les trente glorieuses et le capitalisme impitoyable.La porte est ouverte aux Reagan, Thatcher et consorts. Le contexte de son temps laisse malgré tout un parfum de nostalgie.

Pour en finir et être un peu vénal, VGE nous a couté cher en tant que contribuable. Sept ans au pouvoir et quarante ans de retraite dorée faut le faire. Plusieurs millions d’euros pour une seule personne. Au moins Mitterrand et Chirac auront fait un effort. Effort demandé à d’autres jeunes retraités.

Je ne sais pas vous, mais il me semble que la mort, elle, ne prend pas sa retraite ces temps-ci.

Voilà c’est ma façon de faire l’Histoire, en tant que témoin.

02 décembre 2020

S5E5 (Peur vs raison!)

 Un Énarque fait 5 années de droit, et tout le reste de travers.

Cette citation de Coluche est à bon escient. Ajoutez-y un peu de corruption, c’est un gros mot, disons de copinage et vous avez tout le bazar que nous vivons.

Je me répète un peu lorsque je dis que ces gens ne sont pas faits pour gouverner, nous pouvons nous en rendre compte depuis 30 ans.

Copinage, corruption, nous sommes naïfs sur les lobbies du médicament, qui prennent des décisions, non seulement contre la santé des citoyens, mais pour des groupes puissants. On interdit l'hydroxychloroquine pour un médicament Remdesivir dont on ne connait pas les effets, d’ailleurs le corps médical était sceptique sur ce remède. Remdesivir est si peu convainquant que l’OMS a donné un avis défavorable. Pourquoi l’Europe a signé un contrat de 1 milliard de d’euros pour avoir accès à ce traitement? Bizarre le silence des médias.

Gilead Sciences fabricant du Remdesivir a fait un bond à la bourse. Mais voila l’argent n’est pas le meilleur vecteur pour contrer une épidémie voir l’article sur ce lien : https://www.france-assos-sante.org/bon_mauvais_point/gilead-remdesivir-profit-pandemie.

Le Remdesivir contrairement à l'hydroxychloroquine pose un problème rénal ; chacun sait que tout médicament s’élimine par les reins.

Pourquoi un gouvernement prend-il la décision d’acheter ce genre de médicament au lieu d’un autre sans se pencher sur le bienfait de ce remède. Si ce n’est pas de la corruption, je n’ai pas envie d’appeler cela de la négligence. Quand on gère des vies humaines il n’est pas pensable de faire preuve de négligence.

Un avocat déclarait sur une chaine alternative (pour les ignorants, alternatif ne veut pas dire complotiste) donc il disait que le fait de nous montrer des malades dans les hôpitaux intubés, branchés torse nus nous amenait à la peur. Le fait que le ministre de la santé raconte ce genre d’images devant les députés est mal sain. Nous montre-t-on souvent des images de cancéreux, des poumons noirs de tabac ?

Donc on nous instille de la peur, et la peur est mauvaise conseillère, on dit "doué de raison", mais on ne peut pas être doué de peur, cette dernière est de l’instinct, instinct de survie à un instant donné, mais en aucun cas conseillère.

Alors moi, je me pose des questions :
A qui profitent ces peurs? Gouverner par la peur est l’arme du totalitarisme.
A qui profite le fait d’acheter pour 1  milliard d’euros un médicament qui ne servira pas ?
A qui profite le fait de déclarer le Dr Raoult persona non grata alors que c’est un microbiologiste réputé dans le monde entier ?
A qui profitent les vaccins que l’on va injecter au monde entier ?
Pourquoi nous dit-on ce que nous devons faire, sortir, aller là,pas ici ?

Voilà bien des questions, j’ai bien quelques éléments de réponse mais je sais ce que beaucoup, peut être menés par la peur, me répondront.

Je pense qu’il est utile de se poser les questions, que chacun devrait le faire ne serait-ce que pour se dire "c’est moi qui prend la décision de croire ou ne pas croire."

Tout le monde est doué de raison, il suffit de savoir faire appel à elle.

01 décembre 2020

S5E4 (Transition écologique? Pas pour tous!)

Le changement climatique est acté, à part quelques illuminés (d’ailleurs faudrait qu’ils éteignent leurs lumières)  restés sur leurs positions, ils ne veulent pas convenir que l’on peut se tromper. Donc à part ces exceptions, il y a consensus.

L'ère du carbone, charbon, pétrole et autres énergies fossiles touche à sa fin. Nous allons nous diriger vers l’énergie verte.

L’énergie verte, comme son nom l’indique est une énergie propre. On peut citer les éoliennes, le tout électrique comme les voitures par exemple.

Le gros problème dans cette énergie c’est qu’elle n’est pas verte pour tout le monde ; l’avantage est pour nous, pays occidentaux, pour les autres nous verrons plus tard et pour eux cela va même être pire.

Les fabricants d’automobiles misent tout sur l’électrique, moins polluant mais voilà la voiture électrique n’a plus besoin de pétrole pour rouler mais elle a besoin de métaux rares. Nous allons en entendre beaucoup parler dans ces prochaines années. Ces métaux rares pour la voiture sont entres autres : Magnésium, cobalt, tungstène, europium, tantale, germanium.

Les éoliennes offshore ont besoin d’une tonne de métaux rares chacune pour fonctionner elles ont besoin aussi de 20 tonnes d’aluminium et 100 tonnes d’acier.

On trouve-t-on ces métaux rares? Pas chez nous. Dans des pays comme la Bolivie, le Congo, l’Indonésie, le Chili et surtout la Chine. Cette dernière a senti le vent tourner elle fait des extractions de terres rares (celles qui contiennent les métaux) dans tout le pays. Alors les mines fleurissent à défaut des plantes ; on extrait ces terres à la main, sans protection . Ces mines, on le sait depuis longtemps, ont besoin d’eau pour nettoyer les métaux lourds, les nappes phréatiques sont atteintes, on déplace les habitants voisins de ces chantiers, car l’eau et la boue bouchent les robinets. Que dire de ces lacs noirs, bourbeux et graisseux qui stagnent autour des villages. 

Chez nous l’air se purifie avec nos éoliennes là-bas le ciel s’assombrit et le soleil, pourtant source d’énergie, est devenu une denrée rare.

La voiture électrique a besoin de 80 kg de cuivre en moyenne . Alors le chili creuse de plus en plus profondément pour extraire ce cuivre. La mine de Chuquicamata fournit  460 000 tonnes de cuivre par an. Des cratères gigantesques se forment mais la mine a, elle aussi, besoin d’eau (2000 litres par secondes) pour nettoyer les métaux lourds.  Les habitants avalent au rythme des passages de camions les particules de métaux, dix pour cent de ces gens ont un cancer du poumon. Nous ne savons pas ce que l'eau polluée leur fera.

Que dire du lithium indispensable pour les batteries. La Bolivie mise sur cet or « vert »  pour booster son économie au dépend de la santé de ses citoyens; mais le jeu en vaut la chandelle, pas la flamme de la vie.

La France, l’Allemagne créent l’Airbus des batteries électriques pour en fabriquer, d’où vont venir le Lithium et autre métaux ; ce n’est pas notre problème.

« Alors on ne fait rien ? On va se coucher » vous me direz. Si, on peut faire quelque chose:

Premièrement: je pense qu’il faut être honnête avec tout le monde, ça ne coûte rien mais c’est plus correct. On ne parle pas d’énergie propre, on est conscient que lorsque l’on utilise la voiture c’est peut être propre mais nous devons penser à sa fabrication.

Deuxièmement:  on ne mise pas tout sur ces énergies et on fait travailler les cerveaux pour développer des énergies futures. Si nous avons pris tant de retard c’est à cause des prix du pétrole défiant toutes concurrences, alors nous nous sommes endormis sans travailler sur l’avenir. Avec l’économie capitaliste on pompe tout avant de se dire en regardant la goutte tomber du pipeline « merde il n’y a plus rien !».

Troisièmement, on réfléchit au niveau mondial et non dans nos prés carrés. L’air est peut être meilleur chez nous mais les vents et les tempêtes apporteront les gros nuages noirs des pays producteurs de ces énergies. Ce ne sera que justice.

Beaucoup prônent le mondialisme, mais il y en a qui sont plus mondiaux que d’autres.

 Les données m'ont été en parties livrées par un documentaire de ARTE, cette chaine est le top du documentaire, c'est gratuit et sur YouTube de plus:

L'illusion de l'énergie verte | La face cachée des énergies vertes 


S7E3 (Le Confinement 2 est mort!)

Le confinement 2 est mort! Vive le confinement 3 !. Il est évident que nous allons vers un troisième confinement. D’abord le mot confinem...